Une championne de taekwondo de la Marine ÉMUE par un soutien indéfectible

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La Vigie - Automne 2015 / Le 3 novembre 2015

Par Darlene Blakeley

Bien qu’elle soit une compétitrice de taekwondo de renommée mondiale, la matelot de 3e classe Yvette Yong est émue par le soutien indéfectible qu’elle reçoit de la part de ses collèges de la Marine royale canadienne (MRC).

La Mat 3 Yong, communicatrice navale du NCSM York, la division de la Réserve navale de Toronto, cumule ces fonctions de réserviste à temps partiel et de cuisinière civile dans un restaurant de Toronto, tout en suivant un horaire chargé de compétitions partout au monde.

L’été dernier, la Mat 3 Yong a participé aux Jeux panaméricains de Toronto; elle s’est classée cinquième dans la catégorie des femmes de poids de moins de 46 kg.  « Ce fut l’une des expériences les plus mémorables de ma vie et je suis reconnaissante d’avoir pu y participer, surtout dans mon propre pays, a-t-elle affirmé. Même si j’ai vécu une défaite déchirante lors du match pour la médaille de bronze, je n’aurais pu demander mieux. Après toutes mes années de taekwondo, j’ai vraiment senti que j’étais appuyée par tout le monde cette journée-là, et c’est tout ce dont j’avais besoin. »

Elle a ajouté qu’elle était surprise de voir dans la foule autant d’uniformes blancs de la marine provenant du NCSM York. « J’étais particulièrement fière de faire partie de la Marine royale canadienne et de représenter mon pays sur la scène mondiale à titre d’athlète et de militaire. Aucun mot ne peut décrire ce que j’ai ressenti en voyant derrière moi mon commandant et mon unité lors de mes matchs. C’était une expérience inoubliable. Je suis très reconnais- sante. »

La Mat 3 Yong a découvert le taekwondo lorsque ses parents ont voulu l’inscrire dans une école de kung-fu afin qu’elle suive les traces de son père. Il avait déjà été instructeur de kung-fu en Malaisie. 

« Malheureusement, mes parents n’ont pas trouvé d’école de kung-fu dans les environs, alors ils m’ont inscrite à des cours de taekwondo. J’ai suivi mon premier cours le jour de mon inscription et j’ai participé à ma première compétition lorsque j’avais seulement 10 ans. Je n’oublierai jamais l’exaltation que j’ai ressentie dans le ring. Mon amour pour le taekwondo venait de naître. »

La mère de la Mat 3 Yong était athlète également; elle pratiquait l’athlétisme  dans sa ville natale de Sarikei, en Malaisie. « Elle m’a toujours dit que je lui faisais penser à elle-même. Lorsqu’elle était jeune, elle était tout aussi passionnée de sport », a ajouté la Mat 3 Yong. 

Elle a deux sœurs, Yvonne et Ysanne. « Ma grande sœur Yvonne me taquine toujours en me disant que je lui ai volé toutes ses qualités athlétiques en plus d’avoir les miennes. Même si elle n’est pas une athlète, elle m’appuie toujours dans tous les aspects de ma carrière et je lui en suis reconnaissante. Ma plus jeune sœur Ysanne est une danseuse née et elle participe activement à des compétitions de danse. À ma surprise,  elle est aussi très bonne dans d’autres sports et elle s’est inscrite à la lutte à l’école. »

La Mat 3 Yong s’entraîne deux fois par jour, soit en musculation le matin et en taekwondo le soir. Trouver l’équilibre entre l’entraînement, les compétitions, les voyages et ses emplois à titre de réserviste dans la Marine et de cuisinière est l’une des choses les plus ardues qu’elle a eu à faire au cours de sa carrière athlétique. « Grâce au soutien et à la compréhension incroyables de mon port d’attache de la Marine et d’Asada, le restaurant dans lequel je travaille, j’ai le privilège de pouvoir faire tout ce qu’il faut pour mon entraînement et mes compétitions. »

La Mat 3 Yong affirme que sa motivation provient de son amour du taekwondo, des gens qui la soutiennent et des liens qu’elle a établis avec les gens du milieu du taekwondo. « Les amitiés que j’ai tissées avec d’autres athlètes de partout dans le monde sont précieuses; certaines de mes meilleures amies sont mes anciennes compétitrices. »

Parmi ses réussites les plus mémorables en taekwondo, notons sa médaille d’or, son titre de JPU et de meilleur esprit combatif aux Internationaux des É.-U. de 2009 ainsi que sa médaille d’or et son titre de JPU aux Jeux militaires mondiaux de 2011. Ses plus récents succès, en plus des Jeux panaméricains de 2015, sont sa médaille de bronze aux Internationaux d’Australie en 2015, sa médaille d’argent aux Internationaux  de Colombie en 2015 et sa médaille d’or aux Internationaux d’Argentine en 2015.

En début septembre, elle s’est entraînée pendant une semaine à Cuba avant de participer à une compétition au Mexique.

La Mat 3 Yong sait qu’elle devient une ambassadrice de la MRC lorsqu’elle compétitionne ailleurs dans le monde. « L’un de mes titres dont je suis la plus fière est réserviste de la Marine canadienne, ajoute-t-elle. Je me souviens de mon combat aux Jeux panaméricains. Des gens parlaient déjà des membres de la MRC qui viendraient me soutenir. Avant de descendre de l’autobus des athlètes, j’ai aperçu quelques matelots et j’étais si fière. Cela m’a donné l’occasion de parler de la vie militaire et de la Marine en particulier avec mes amis, mes entraîneurs et les Canadiens en général qui n’ont pas souvent l’occasion d’en apprendre davantage sur leurs forces militaires. »

Alors que son horaire demeure bien rempli dans les mois à venir, la Mat 3 Yong veut que tout le monde connaisse le bonheur d’avoir des rêves et ce qu’il faut pour les réaliser. « Je m’efforce toujours de faire de mon mieux, et il s’agit d’une autre de mes motivations. Je veux enseigner aux autres qu’il est bien de se fixer des objectifs et que, même si la voie à suivre ne sera pas facile, on peut y arriver avec des efforts et du dévouement. »

La Mat 3 Yong en est la preuve vivante.