Le NCSM Ottawa lance des missiles Harpoon lors du JOLTEX

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Nouvelles de la Marine / Le 27 septembre 2018

Par l’enseigne de vaisseau de 1re classe M.X. Déry

Le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Ottawa a lancé deux missiles Harpoon dans la zone d’essai maritime de Point Mugu au nord-ouest de Los Angeles, le 7 septembre 2018, et atteint ses cibles à terre après avoir mené une répétition générale dans la zone d’essai, la veille, dans le but de confirmer ses procédures et ses communications.

« JOLTEX est un excellent outil de mise sur pied d’une force pour ceux qui mènent les frappes à terre et partout ailleurs », affirme le lieutenant de vaisseau Garrett Aitken, l’officier de guerre de surface du NCSM Ottawa. « Par ailleurs, il nous donne l’occasion de perfectionner nos tactiques et nos systèmes durant une frappe terrestre. »

En juillet, la possibilité de lancer des missiles Harpoon lui a glissé entre les doigts lorsque l’ancien navire de la Marine des États-Unis, l’ex-USS McClusky, sous les multiples frappes, a coulé plus rapidement que prévu lors du volet du RIMPAC visant à couler le ponton du navire.

« Malheureusement, l’ex-USS McClusky a sombré sous les vagues avant que je ne puisse l’atteindre. C’est particulièrement décevant puisque la coque de ce navire était un ancien ennemi de l’époque de mon service à bord du NCSM Protecteur », rapporte le Ltv Aitken, qui a servi sur le Protecteur lors de jeux militaires. L’ancien pétrolier était alors une cible de choix pour les forces adverses.

Les tirs de surface ne sont pas rares à la Marine royale canadienne, toutefois, il arrive que le tir d’un missile Harpoon ne se produise qu’une seule fois dans la carrière d’un officier de guerre de surface, qui est habituellement chargé de lancer des missiles antiaériens.

« Or, une fois qu’on a effectué un tir, on meurt d’envie de répéter l’expérience. L’an prochain, peut-être », raconte le Ltv Aitken, en ajoutant que cette mission lui a permis de franchir plusieurs étapes pour la première fois dans sa carrière. « J’ai ajouté tant de premières sur ma liste : premier engagement au canon de 57 mm, première mission importante à bord d’une frégate de la classe Halifax, premier tir du système de défense rapproché, premier service en tant que directeur, et j’en passe. »

Le Ltv Aitken explique que l’École navale (Atlantique) et le Centre de guerre maritime des Forces canadiennes l’avaient bien formé et bien préparé pour le tir. C’est là qu’il a acquis les compétences nécessaires pour exécuter un tir de missile sur une cible sur un navire ou à terre en toute sécurité.

Après avoir quitté son port d’attache d’Esquimalt, en C.-B., en mai, l’Ottawa a eu un calendrier très chargé. En plus du JOLTEX, le navire a participé à l’exercice Rim of the Pacific et à la Semaine de la Flotte de Los Angeles. Il a aussi dirigé l’entraînement aux fins de disponibilité opérationnelle.

Pour le Ltv Aitken, les quatre derniers mois passés loin du confort de son foyer ont valu la peine et il a bien hâte de reprendre la mer. Pour l’instant, par contre, l’Ottawa est à quai et les membres de l’équipage passent du temps à terre en compagnie de leurs proches.

« Je suis convaincu que dans quelques mois, il me tardera de repartir en mission et d’accomplir des choses aussi extraordinaires, révèle-t-il. C’est beaucoup de travail, mais c’est très gratifiant de savoir que les membres de son équipe sont véritablement ‟Toujours là, toujours prêts”. »

Le NCSM Ottawa est rentré au pays le 12 septembre 2018.

Article publié avec l’autorisation du journal Lookout.