Le cours des officiers de guerre navale permet d’évaluer les connaissances et les compétences pratiques

Nouvelles de la Marine / Le 11 mai 2021

Par l’enseigne de vaisseau de 2e classe Ty Pellerin

Le fait d’être sur la passerelle d’un navire de guerre en tant qu’officier de guerre navale (OGN) peut parfois être le travail le plus stressant de la Marine royale canadienne (MRC).

Les situations dans lesquelles un OGN pourrait se trouver vont des mesures d’urgence pour une personne à la mer à la réception d’un réapprovisionnement d’hélicoptère, en passant par le pilotage d’un navire dans des eaux étroites autour de dangers menaçants.

« Mon moment mémorable (pendant l’entraînement) a été de piloter dans Sansum Narrows (entre l’île de Vancouver et l’île Salt Spring) lors d’une tempête de neige et de devoir arrêter le navire parce qu’un groupe d’épaulards de passage s’approchait de nous de l’autre direction », indique l’enseigne de vaisseau de 1re classe Bryan Cole, membre du cours d’OGN IV Ettrick qui a réussi son cours le 8 avril 2021.

Le cours d’OGN IV dure environ 96 jours et, lorsqu’il est combiné à d’autres phases, il dure 219 jours et permet de devenir un OGN.

Tous les cours d’OGN portent le nom d’un navire de l’histoire navale; le cours Ettrick porte le nom d’une frégate de convoi britannique de la Seconde Guerre mondiale.

L’instruction est donnée par l’École navale (Pacifique) et chaque cours est supervisé par un officier d’instruction. Les stagiaires couvrent les aspects fondamentaux de la MRC, en leur donnant les outils nécessaires pour diriger et travailler à bord des navires.

Le cours d’OGN est l’un des cours les plus difficiles qu’un officier puisse suivre, et la pandémie de COVID-19 a posé des défis supplémentaires aux stagiaires et au personnel.

« Malgré un horaire très serré au cours de la deuxième moitié du cours, qui a permis à l’Ettrick d’effectuer dix semaines consécutives d’entraînement en simulateur, de périodes d’isolement et de phases en mer sans repos, tous les stagiaires ont dépassé la norme OGN IV, mentionne le lieutenant de vaisseau Alexandru Madularu, officier d’instruction du cours. Bravo Zoulou aux stagiaires; cette souplesse et cette volonté d’apprendre quelque chose jusqu’à la fin leur seront utiles dans un métier et dans la Marine, laquelle exige ces deux qualités. »

Le cours comprend quatre examens écrits, soit les règlements sur les abordages, qui sont les règles de la route en mer; la navigation liée à la planification et à l’exécution du passage dans les voies navigables; la guerre et les mesures à prendre en cas de conflit; et les opérations courantes d’un OGN.

Tous ces tests préparent les stagiaires à leurs deux phases en mer, lesquelles mettent à l’épreuve leurs habiletés pratiques. Le pilotage comprend la navigation planifiée dans les zones à proximité des dangers pour la navigation et des voies navigables étroites. La dernière phase en mer réunit tous les apprentissages qu’ont reçus les OGN jusqu’à ce stade de leur carrière. Les stagiaires gèrent et exécutent plusieurs exercices et quarts de garde, comme les approches de remorquage et les interventions en cas d’urgence.

Enfin, les stagiaires doivent subir un examen oral devant leurs supérieurs; ils sont évalués sur leurs connaissances liées au métier et aux Forces armées canadiennes, puis ils sont prêts à entrer dans la flotte en tant qu’OGN.

« L’instruction d’OGN passe de zéro à 100 très rapidement en fonction de la phase que vous suivez, et bien que certaines phases soient simplement amusantes et intéressantes, en vérité, certaines sont extrêmement exigeantes et stressantes », explique l’enseigne de vaisseau de 1re classe Lucas Oesterreich, diplômé du cours. Toutefois, ces montagnes russes sont amusantes, et néanmoins, vous avez l’impression de faire quelque chose dont vous pourrez être fier lorsque vous aurez terminé. »

L’enseigne de vaisseau de 1re classe, Hank Kieser, mentionne que le meilleur conseil qu’il pouvait donner aux nouveaux OGN portait sur le travail d’équipe. « Jouez d’abord et avant tout un rôle d’équipe; une équipe soutenue et soutenante rapportera des dividendes. »

Les diplômés attendent maintenant avec impatience les prochaines étapes de leur carrière. La majorité d’entre eux sont affectés sur la côte Est, tandis que quelques-uns resteront dans l’Ouest, et certains réservistes prévoient retourner à la vie civile avant de retourner sur la côte dans l’avenir.