L’ essai permettra de mieux protéger les plongeurs de la Marine royale canadienne contre les explosions sous-marines

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La Vigie - Hiver 2016 / Le 26 janvier 2016

Par Karen Shewbridge

Les scientifiques et les technologues de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) ont récemment collaboré à une série d’essais sous-marins internationaux au bassin de Bedford à Halifax qui a produit d’importantes données qui pourraient servir à sauver la vie des plongeurs de la Marine royale canadienne (MRC) et faire en sorte qu’ils demeurent à une distance sécuritaire des explosifs sous-marins.

« Il est essentiel que les plongeurs puissent travailler en toute sécurité, malgré le fait qu’ils se trouvent dans des milieux de combat et d’opération dangereux en soi », souligne le contre-amiral John Newton, commandant des Forces maritimes de l’Atlantique et de la Force opérationelle interarmées (Atlantique). « L’amélioration de nos connaissances, en ce qui concerne une distance sûre par rapport aux explosions sous-marines, influe sur la planification opérationnelle, le développement tactique et la doctrine d’instruction. Cela fait partie de notre modernisation constante des capacités opérationnelles, laquelle doit s’adapter pour suivre l’évolution des opérations  maritimes. »

Les essais internationaux ont permis de recueillir des données sur l’acoustique et les bruits de l’onde de pression du souffle sous l’eau au moyen de charges explosives faibles dans un milieu côtier près du littoral. L’expérience réalisée en collaboration a tiré parti de l’expertise des équipes de recherche de RDDC et des instruments diagnostiques spécialisés des centres de recherches de RDDC de tout le Canada.

« Le bassin de Bedford offre des conditions quasi parfaites pour réaliser des essais du genre », affirme Dale Reding, le directeur général  Science et technologie de la Force aérienne et de la marine de RDDC. « Nous avons recueilli des données essentielles portant sur la façon dont les explosions sous-marines près des rivages peuvent avoir des effets sur le corps humain et sur la distance à laquelle les plongeurs devraient se trouver par rapport aux explosifs pour des opérations de plongée sécuritaires. »

Le système d’acquisition de données fonctionnant à piles de RDDC est spécialement conçu pour recueillir les données sur les souffles de façon autonome. Le système d’acquisition de données a contrôlé continuellement l’heure et le lieu GPS et a communiqué sans fil avec les scientifiques.

Des capteurs sous-marins très sensibles ont mesuré les explosions sous l’eau dans un milieu « réel ». Les jauges et dispositifs autonomes d’enregistrement des données comprenaient une tête humaine synthétique, qui était suspendue sous le bateau et était exposée à l’onde de souffle. Les données provenant de la tête synthétique ont donné une idée de la susceptibilité du plongeur en ce qui concerne les blessures à la tête et les effets biologiques du souffle sous-marin sur le corps humain.

Les données issues de cet essai unique serviront à valider les modèles informatisés, à donner une meilleure compréhension des effets des explosions sous-marines sur les humains et à établir les distances de sécurité plus précises pour les plongeurs qui effectuent des opérations sous-marines à proximité de dispositifs explosifs.