L’école de navigation de la MRC met à l’essai un entraînement de pointe en se servant de la réalité virtuelle

Nouvelles de la Marine / Le 6 mai 2021

Apprendre à naviguer sur un navire qui est plus de deux fois plus long qu’un terrain de football n’est pas une mince affaire. La réalité virtuelle est un moyen puissant et plus efficace d’offrir de l’entraînement à la navigation d’un navire et permet aux navigateurs d’être plus compétents et plus conscients des difficultés avant de tenir la barre du navire.

« Les stagiaires se retrouveront dans des scénarios d’entraînement où ils seront en mesure de voir le navire différemment que si l’entraînement se faisait de façon classique, comme sous l’eau quand le navire effectue des manœuvres en vue d’un mouillage », a expliqué le lieutenant de vaisseau Sara Kucher, analyste des programmes d’études au Centre de développement de l’instruction de la Marine (Pacifique) (CDIM[P]).

« Cette façon de voir différemment les choses permet aux stagiaires de vivre une expérience plus complète et répond à la question qui pourrait leur traverser l’esprit, à savoir ‘pourquoi faisons-nous ce que nous faisons?’ grâce à une représentation visuelle qui leur est offerte pour accompagner l’instruction en classe. »

Par l’entremise de Solutions innovatrices Canada (SIC), le CDIM(P) de l’école de navigation s’est associé à des développeurs de Chaac Technologies pour tester la viabilité de la réalité virtuelle en classe.

Chaac Technologies est une entreprise de logiciels géospatiaux. Ils utilisent la modélisation 3D et l’imagerie photo-réaliste pour créer des programmes de formation portant sur les procédures de sécurité à suivre dans des situations qui se produiraient normalement dans des milieux dangereux. En utilisant les technologies de réalité virtuelle, les stagiaires peuvent apprendre et mettre en pratique ces procédures importantes tout en réduisant le risque pour leur sécurité personnelle.

« L’équipe du CDIM(P) a su profiter d’une excellente occasion pour jumeler de nouvelles technologies proposées par nos partenaires de Solutions innovatrices Canada avec des volets de son plan d’instruction et de ses objectifs connexes qui peuvent être grandement améliorés grâce à ces nouvelles méthodes », a ajouté le capitaine de corvette Lee Vessey du groupe d’innovation de la Marine.

« L’équipe travaille fort à l’élaboration de la conception, et il en résultera une plus grande capacité d’entraînement pour certaines des tâches les plus difficiles. Il s’agit d’une utilisation novatrice des nouvelles technologies dont d’autres peuvent s’inspirer dans leur propre organisation. »

Le CDIM(P) est heureux de mettre au point et de tester cette technologie en plongeant les stagiaires dans des scénarios d’entraînement basés sur la réalité virtuelle pour l’accomplissement de tâches comme la navigation, la manœuvre des navires et le mouillage.

La technologie serait également très utile pour les stagiaires qui pourraient avoir de la difficulté pendant les évaluations pratiques, qui ont lieu dans les simulateurs de navigation et de passerelle ainsi qu’en mer. Ces stagiaires pourraient utiliser le programme pour revoir et mettre en pratique les compétences qu’ils trouvent difficiles sans avoir à compter sur la disponibilité du simulateur, d’autres stagiaires pour les aider ou d’un instructeur pour les encadrer.

Au fur et à mesure que les programmes sont élaborés, la MRC pourrait avoir la capacité d’utiliser la technologie pour permettre aux divisions de la Réserve navale de tenir à jour leurs compétences en matière de navigation et de manœuvre des navires en l’absence de simulateurs. Les équipes à la passerelle de la flotte pourraient avoir l’occasion de mettre en pratique ces mêmes compétences avant le déploiement ou pendant qu’elles sont au port loin des simulateurs.

Les navigateurs pourraient s’exercer à des traversées difficiles avant d’emprunter ces voies de navigation. Les possibilités sont infinies et le CDIM(P) est impatient de tester la réalité virtuelle en salle de classe, de présenter le processus de développement aux stagiaires et de voir où cette technologie peut être utilisée.