Établir un lien avec les Canadiens tout en étant déployé à l’étranger

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La Vigie - Hiver 2016 / Le 26 janvier 2016

Par l’enseigne de vaisseau de 1re classe Jamie Tobin

En ma qualité d’officier des affaires publiques du NCSM Winnipeg actuellement déployé à l’étranger, j’ai pour tâche de faire connaître aux Canadiens la contribution du navire à l’opération Reassurance (soit la contribution du Canada aux mesures de renfort de l’OTAN en Europe centrale et orientale).

Le fait d’être en mission à bord d’un navire peut rendre la communication difficile, mais surmonter ce genre d’obstacle fait partie de mon travail.

Pour les membres des Forces armées canadiennes (FAC), il est particulièrement important d’établir un lien avec les Canadiens durant la Semaine des anciens combattants. Pendant la campagne qui a eu lieu en novembre, on m’a demandé de prononcer un discours par clavardage vidéo à la Division scolaire de Prairie Valley et aux élèves de l’école Edenwold dans le centre de la Saskatchewan. C’est une occasion que je ne voulais pas laisser passer.

« Notre but était d’établir de façon proactive un lien significatif avec un membre des FAC déployé », souligne Lyle Stecyk, surintendant des projets spéciaux de la Division scolaire de Prairie Valley.

Bien que je sois à l’aise de parler devant un public, j’ai dû surmonter quelques obstacles, compte tenu de mon milieu de travail transitoire.

Premièrement, il nous fallait être à quai pour entrer en contact avec la division scolaire, mais heureusement, nous avions accosté la nuit précédant mon allocution. Deuxièmement, nous devions établir une connexion sans fil sur Internet et la tester avant l’événement.

Pour ce faire, je me suis déplacé dans la ville de Lisbonne (Portugal) avec laquelle je n’étais pas familier pour trouver une carte SIM et établir mon propre réseau sans fil. Bien que j’aie pu trouver un magasin de téléphones cellulaires et acheter une carte SIM, j’ai soudainement réalisé à quel point je connaissais mal la technologie sans fil. Par chance, l’un des techniciens de coque du navire, le matelot de 1re classe Colin Lyon, m’a sauvé la mise en établissant un point d’accès sans fil grâce à son cellulaire personnel. Sans son expertise, cette occasion unique aurait été ratée à la dernière minute.

Alors qu’il ne restait qu’à peine 90 minutes avant mon grand discours, j’ai enfin pu tester notre connexion de clavardage vidéo avec l’équipe de l’école Edenwold. Heureusement que la connexion était bonne parce qu’on n’avait pas le temps de régler les problèmes.

Après avoir revêtu mon uniforme officiel de la Marine, j’ai pris conscience de mon dernier problème tout juste avant le début de l’événement : j’allais m’adresser à un groupe d’adultes qui étaient des cadres de la commission scolaire, ainsi qu’à un groupe d’élèves de niveau élémentaire. Je me suis demandé comment j’allais retenir l’attention de ces deux groupes pendant 15 minutes.

Au moment de prendre la parole, j’ai été impressionné par la puissance de la technologie moderne. Malgré les 7 000 kilomètres et les six fuseaux horaires qui nous séparaient, j’avais l’impression d’être dans la classe, avec les élèves.

« L'enseigne de vaisseau de 1re classe Tobin a fait du bon travail en équilibrant son message pour qu'il convienne aux adultes et aux enfants, affirme Kelly Ireland, directrice de l'école Edenwold. Nous en reparlerons pendant longtemps. »

J’ai parlé de l’importance du jour du Souvenir, des missions passées des FAC, des missions actuelles et de la mission du NCSM Winnipeg. Le navire est parti d’Esquimalt (C.‑B.) à la mi‑juin, et il mène des opérations avec les groupes de la Force navale permanente de l’OTAN depuis le début de juillet.

Ce discours m’a offert la chance unique de représenter l’équipage de 250 marins, soldats, aviateurs et aviatrices déployés avec le NCSM Winnipeg et qui servent fièrement le Canada. Je n’ai pas pris cette responsabilité à la légère et ce fut un véritable honneur que de partager nos expériences avec le public.

« L’exposé de l’enseigne de vaisseau de 1re classe Tobin était songé et pertinent, souligne Ben Grebinski, PDG et directeur de la Division scolaire de Prairie Valley. Ses commentaires sur l’histoire navale du Canada, la nécessité de se souvenir de ceux qui ont servi et qui consentent présentement des sacrifices pour protéger notre pays et sur le rôle que le NCSM Winnipeg joue actuellement à l’appui de l’opération Reassurance ont été très informatifs. »

Après mon exposé, les élèves m’ont posé quelques questions concernant la vie à bord d’un navire de la Marine et le service dans le cadre d’une mission des FAC à l’étranger. J’ai été impressionné par leurs questions et j’y ai répondu au meilleur de mes capacités.

Malgré les difficultés qu’il a fallu surmonter pour tenir mon discours, je le referais sans hésiter. La chance de raconter ma propre perspective de ce déploiement et l’histoire du NCSM Winnipeg à un public attentif a été une expérience incroyable, et les sourires sur les visages des élèves en valaient la peine.