L’ens 1 Perrior sèche ses bottes sur la glace de l'Antarctique

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Style de vie - La vie en mer / Le 19 février 2019

Peu de gens ont l'occasion d'aller en Antarctique, et encore moins de conduire un navire de classe polaire ultramoderne à l’occasion de la vingt-sixième campagne scientifique du Pérou en Antarctique.

Le 17 décembre 2018, l’enseigne de vaisseau de 1re classe Riley Perrior a eu la rare occasion de faire partie de l’équipage du navire de la Marine péruvienne Buque Armada Peruana (BAP) Carrasco.

Officier de guerre navale, l’ens 1 Perrior a conduit le BAP Carrasco et a exercé les fonctions d’observateur des recherches effectuées pendant la campagne scientifique, appelée ANTAR XXVI. Une partie de ces recherches a été menée à bord du navire, le reste à la station scientifique de la Base antarctique Machu Picchu (ECAMP).

« Mon domaine de spécialité là-bas était la conduite du navire », a expliqué l’ens 1 Perrior.

« Je dirais que parfois, lorsque vous participez à ces échanges, ce n'est pas toujours l'aspect opérationnel des choses que vous allez perfectionner », a-t-il ajouté.

« J'ai eu de la chance parce qu’ils possèdent des bateaux ultramodernes, comme ce bateau péruvien, que j’ai pu conduire. »

Le BAP Carrasco est un navire océanographique de classe polaire, le plus moderne de sa catégorie dans la région du Pacifique. Il dispose de huit laboratoires scientifiques polyvalents et modernes dotés d'équipements hydrographiques et océanographiques de dernière génération.

L'équipe scientifique a étudié la glaciologie, la géologie, le changement climatique et le phénomène El Niño. Les activités comprenaient la surveillance de la variabilité du profil côtier dans Mackellar Inlet, des travaux de recherche sur la géologie marine, l'océanographie physique et la dynamique dans le détroit de Bransfield et les mers environnantes.

Les points saillants du voyage de l’ens 1 Perrior n'avaient rien à voir avec les recherches elles‑mêmes.

Sa partie préférée du voyage a été « quand nous avons eu la chance d'aller à terre sur l'île King George en Antarctique ».

« Peu de gens ont l'occasion de dire qu'ils sont allés en Antarctique et qu’ils ont laissé leurs bottes sécher là, alors c'était assez impressionnant », a-t-il précisé.

« On a pu faire des randonnées, on a grimpé le glacier en escaladant la montagne. Cet aspect du voyage était probablement le plus intéressant. Sinon, c'était l'expérience de la culture péruvienne et l'apprentissage de bien de choses sur l'équipage. »

La participation de l’ens 1 Perrior au voyage s'est terminée le 26 janvier 2019, lorsqu'il a débarqué pour retourner à la Base des Forces canadiennes Esquimalt à Victoria, en Colombie‑Britannique.

« L'important, je pense, c’est qu’il faut apprendre à négocier, à faire des compromis, à comprendre les différentes cultures et à s'ouvrir à de nouvelles expériences », a déclaré l’ens 1 Perrior, en réfléchissant à sa deuxième expérience d'échange.

« Je pense que c'est très important pour les officiers subalternes de la MRC, simplement parce qu’ils vont se retrouver dans des situations où le résultat n'est pas prévisible, les gens avec qui ils travaillent ne connaissant ni leur langue, ni leur culture, ni leurs compétences opérationnelles. Ils doivent donc toujours comprendre le point de vue de l’autre et savoir faire des compromis pour trouver un objectif commun. »

L’ens 1 Perrior a été surpris par la taille des icebergs qui s'y trouvaient. « Nous sommes tombés sur un iceberg qui mesurait littéralement cinq milles sur huit milles. Si nous l'avions sorti de l'eau et l'avions laissé tomber, il aurait recouvert la région métropolitaine de Victoria. C'était énorme, alors oui, ça m'a surpris. »

Entre autres, il a participé à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Nanaimo à de multiples missions dans la zone de recherche et de sauvetage, ainsi qu’à l'opération CARIBBE. Il a navigué aussi à bord du NCSM Ottawa pendant RIMPAC 2018.