Des ingénieurs des systèmes de combat veillent à ce que le NCSM Ottawa soit prêt à combattre

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Style de vie - La vie en mer / Le 9 décembre 2019

Par le Capt Jenn Jackson

Quand la plupart des gens pensent au service d'ingénierie d'un navire, ils ont en tête la salle des machines.  Cependant, les ingénieurs doivent être en mesure de remplir d'autres fonctions vitales, comme celle de veiller à ce que le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Ottawa soit prêt à combattre.

« Le service du génie des systèmes de combat, ou le GSC, est responsable de l'entretien préventif et correctif de toutes les armes et de tous les capteurs à bord », a commenté le lieutenant de vaisseau Dusan Brestovansky, officier du GSC du NCSM Ottawa.

« Nous sommes également responsables du système d’arme de défense rapprochée, qui constitue une des dernières lignes de défense pour le navire. »

Comptant cinq sous-groupes professionnels de technicien - Génie des armes (Tech GA), le service du GSC est intégré d'une façon ou d'une autre à tous les autres services du navire. Son champ d'activité comprend les SONARS et les RADARS, les systèmes de conduite de tir, les armements et les munitions, les systèmes de communications internes et externes et les systèmes de navigation. Il est également responsable du pilotage du navire.

« Pendant un quart donné, chaque Tech GA surveillera les systèmes, pilotera le navire et effectuera des rondes en plus de procéder à des travaux courants d’entretien ou de dépannage », a expliqué le maître de 1re classe (M 1) Stuart MacDonald, coordonnateur de l’entretien du service.

« Nous exécutons aussi des fonctions spécialisées au besoin, comme faire fonctionner des grues et déployer des capteurs sous-marins. »

Les Tech GA finissent par se spécialiser dans leur groupe, mais les cinq premières années de leur carrière sont consacrées à l'acquisition de compétences générales, comme la sécurité, les procédures de verrouillage et d’étiquetage, les mesures de sécurité contre les dangers d’irradiation et le travail dans la mâture, et à une initiation à chaque spécialité.

« Le fait de remplir la fiche de rendement au travail du Tech GA est un exploit non négligeable », a déclaré le premier maître de 2e classe (PM 2) Leo Cooper, premier maître du GSC.

« Cette fiche représente des centaines d'heures passées en mer et à quai, et consacrées aux études, à l'apprentissage et à l'acquisition d'expérience au sujet de tous nos systèmes. »

En mer, un membre du GSC est toujours présent dans la salle des opérations pour surveiller les systèmes de combat. Lorsqu'un problème est constaté, le Tech GA de quart tentera de corriger la panne. Si le travail se révèle complexe ou chronophage, il consignera le problème, en assurera le suivi et informera le technicien principal, qui coordonnera ensuite les travaux de réparation et en avisera l'officier du GSC.

« La consignation et le suivi des problèmes nous permettent d'analyser les tendances et de faire ensuite des prédictions quant aux systèmes qui pourraient nécessiter un entretien plus poussé dans un proche avenir », a expliqué le Ltv Brestovansky.

L'un des aspects du travail du GSC qui passionnent le plus les membres du service est la possibilité de sortir des sentiers battus lorsqu'il s'agit de résoudre un problème.

« Dans un scénario de guerre où le navire subit des dommages, le GSC joue un rôle essentiel », a ajouté le Ltv Brestovansky.

« Nous avons la responsabilité de rétablir les capacités quand des dommages sont causés, en accord avec la priorité de guerre. Si les RADARS sont endommagés, le navire perd une partie de sa vision. Si les armes ou les systèmes nécessaires à leur tir sont endommagés, le navire perd une partie de ses défenses. Mon service s'efforce de doter le navire d'une capacité de combat et de défense fonctionnelle. »

Même si la plupart des systèmes d'armes à bord du navire sont utilisés par différents opérateurs, il incombe au GSC d'en assurer l'entretien et celui des munitions. En mer, l'horaire du service est très chargé, mais à terre, il l'est encore plus, ce qui constitue l'un des plus grands défis auxquels les petits services sont confrontés.

« Quand nous ne sommes pas en mer, nous nous préparons à partir en mer », a déclaré le PM 2 Cooper.

« Quand nous sommes à quai, nous sommes toujours en période de travail, ce qui signifie que nous avons le temps d'entretenir librement tous les systèmes, d'effectuer des réparations majeures qui ne peuvent être réalisées en mer, et nous nous occupons de tous les formulaires de travaux dans la mâture. »

« En tant que service, nous devons toujours classer par ordre de priorité le travail qui doit être fait et cela signifie souvent que nous devons planifier de six à douze mois à l'avance », a ajouté le M 1 MacDonald.

« L'établissement de ces priorités consiste aussi à s'assurer que les membres du service sont en mesure de concilier leur vie professionnelle chargée à quai et leur vie privée à la maison avec les amis et la famille. »

Le GSC est un petit service du navire certes, mais il est fort des connaissances techniques les plus poussées.

« Au fond, c'est la présence à bord du service du GSC qui fait du NCSM Ottawa un navire de guerre », a ajouté le M 1MacDonald.

« Notre capacité de combat dépend des armes et des capteurs, et il incombe au GSC de veiller à ce que cette capacité soit prête au besoin. »