William Thomas Harrison

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Héros de la bataille de l'Atlantique / Le 20 août 2020

Dans le cadre de notre couverture du 75e anniversaire de la fin de la bataille de l'Atlantique, l'histoire suivante est l'une de celles soumises par des Canadiens pour honorer le service d’un individu qu'ils ont connu et qui a participé à la plus longue bataille de la Seconde Guerre mondiale.


Par David Harrison
Membre à vie du Fonds de commémoration de la Marine canadienne
NCSM
Sackville 

Mon récit porte sur un jeune Haligonien. Mon grand-père, qui nous a quittés à l’été 2011, a servi dans la Réserve de volontaires de la Marine royale du Canada (RVMRC) vers la fin de la Seconde Guerre mondiale.

William Thomas Harrison, originaire d’Halifax, s’est enrôlé dans la RVMRC le 14 juin 1944, lorsqu’il avait 19 ans. Il était opérateur d’appareils ASDIC (détecteur de sous-marin) à bord du dragueur de mine de la classe BANGOR, le Navire canadien de Sa Majesté Georgian (J144). Les appareils ASDIC étaient des précurseurs des sonars.

Il a d’abord suivi son instruction au NCSM Cornwallis, en N.-É., qui est devenu plus tard la Base des Forces canadiennes Cornwallis, puis à bord du NCSM Rainbow en Écosse au début de 1945. Il était très fier de son service dans la Marine. Pendant près de 70 ans, il a conservé plusieurs artéfacts, jusqu’à son décès, à l’été 2011, à l’âge de 86 ans. J’ai inclus dans mon témoignage son dossier de service et une photo de famille, qui a été prise à Noël en 1944, je crois.

La mère de mon grand-père, que l’on voit sur la photo, lui a écrit pour lui parler de la vie à la maison. Sa famille l’a soutenu en lui écrivant des lettres et en lui envoyant des colis d’encouragement. La plus grande difficulté pour sa famille était de le savoir à l’étranger à participer à des opérations de déminage qui feraient peut-être en sorte qu’il ne rentrerait jamais à la maison. Pour mon grand-père, la principale difficulté était qu’il souffrait du mal de mer, tout comme la moitié de l’équipage.

Mon grand-père avait deux raisons pour s’enrôler dans la Marine, la principale étant qu’un de ses amis de l’école secondaire Queen Elizabeth a été tué en Europe. Après avoir appris cette nouvelle, lui et un autre camarade se sont enrôlés en même temps. L’autre raison, qui allait de soi selon lui, était que « c’était la bonne chose à faire à l’époque ». Il a servi comme matelot de 3e classe, puis il a été promu au grade de matelot de 2e classe, je crois.

Après son décès, je suis devenu membre du Fonds de commémoration de la Marine canadienne NCSM Sackville. J’ai porté l’uniforme d’un marin de la Seconde Guerre mondiale et j’ai parlé aux jeunes des expériences de mon grand-père pendant la guerre.

 Alors qu’il était toujours vivant, je lui ai demandé s’il avait participé à des combats pendant son service dans la Marine. Il m’a répondu que non, mais qu’il avait eu le mal de mer une fois sur deux. Il m’a raconté qu’il lui était arrivé d’assumer des tâches d’escorte militaire lors de trajets vers l’Angleterre.