Une équipe de mécaniciens garde le NCSM Nanaimo prêt à combattre

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Nouvelles de la Marine / Le 16 novembre 2018

Le rôle des navires de défense côtière de la classe Kingston a assurément évolué au cours des dernières années. Ayant d’abord principalement servi à la surveillance côtière, ces navires de patrouille de 55 mètres mènent désormais des opérations de longue durée, comme l’opération CARIBBE, et ont traversé l’Atlantique.

Maintenant qu’elles passent plus de temps en mer, les équipes de mécaniciens des navires de la classe Kingston sont l’une des équipes les plus occupées, tant en mer qu’à quai.

« Les tâches effectuées par l’équipe de mécaniciens à bord d’un navire de cette classe sont assez variées », a expliqué le chef mécanicien du NCSM Nanaimo, dont le nom ne peut être dévoilé pour des raisons de sécurité opérationnelle. « Durant notre déploiement dans le cadre de l’opération CARIBBE, nous sommes responsables de la propulsion, de la production d’électricité, de la production d’eau, de la surveillance des programmes d’entretien pour tous les services, du contrôle des avaries, des réparations mineures de plomberie et de l’entretien des radars et des systèmes de communication. »

Généralement, l’équipe est composée de neuf militaires du rang de la Force régulière et de la Première réserve, dont des techniciens de marine de divers niveaux de qualification et un technicien – Génie des armes. Deux des membres de l’équipe jouent un rôle essentiel pour permettre au navire de quitter le port.

« Pour pouvoir naviguer, il faut avoir à bord un chef mécanicien qualifié et un électricien principal, a précisé le chef mécanicien. Les autres membres de l’équipe varient d’un navire à l’autre en fonction de la mission et de la disponibilité du personnel, et il n’est pas rare d’avoir au sein de l’équipe deux ou trois techniciens de marine qui préparent leur prochain niveau de qualification. »  

Le mentorat et la formation en cours d’emploi constituent des éléments clés de l’instruction des techniciens de marine. Presque tous les jours à bord du navire, l’équipe passe jusqu’à deux heures à faire des manœuvres techniques pratiques et de simulation.  

« En plus de préparer le niveau de qualification initial, les techniciens de marine doivent aussi maintenir leurs compétences, a ajouté le chef mécanicien. Les manœuvres techniques régulières permettent aux hauts gradés de l’équipe d’encadrer les militaires subalternes. Des connaissances accumulées et des leçons retenues grâce à des expériences réelles sont transmises à ces derniers pour que l’information ne soit perdue simplement parce qu’un technicien n’avait pas eu l’occasion de régler un problème hors du commun. »

À la question sur les avantages du travail à bord d’un navire de la classe Kingston, le chef mécanicien a répondu : « C’est intéressant! Étant donné que les membres de l’équipe et de l’équipage du navire sont peu nombreux, il y a plus de possibilités de perfectionnement permettant d’accéder à des postes de supervision et d’être promus. Nous acquérons des compétences qu’il n’est pas possible d’acquérir à bord d’un plus grand navire. Par exemple, comme il n’existe pas de logisticiens à bord, tous les autres services doivent savoir comment commander des pièces dans le système d’approvisionnement ou effectuer des achats pendant une escale à un port étranger afin que nous soyons prêts sur le plan opérationnel pour le déploiement. »

L’entreposage et l’obtention de pièces présentent aussi des difficultés pour l’équipe de mécaniciens durant un séjour prolongé en mer, tout particulièrement quand les pièces doivent être envoyées à des ports étrangers à court préavis. 

« Nous n’avons pas assez de place à bord pour ranger l’équipement et les pièces, nous devons donc faire des choix éclairés sur ce que nous apportons. Parfois nous devons faire preuve d’innovation quand nous effectuons des réparations afin de maintenir le navire en mouvement jusqu’à l’arrivée au prochain port pour faire l’acquisition de certaines pièces ou pour recourir aux services d’un entrepreneur qui effectuera tous les travaux de réparation requis », a expliqué le chef mécanicien.

En dépit des difficultés, l’équipe de mécaniciens du NCMS Nanaimo a déjà démontré son ingéniosité pendant l’opération CARIBBE. Elle a installé des climatiseurs et des ventilateurs pour composer avec l’humidité et la température moyenne de 30 degrés Celsius, et s’occupe de leur entretien. Elle a aussi installé des pommes de douche que l’on peut facilement fermer pour conserver l’eau, tout en continuant à assurer l’entretien des systèmes existants.

La petite équipe de mécaniciens du NCSM Nanaimo s’acquitte de ses tâches, qu’elles soient simples ou complexes, afin d’assurer l’entretien continu des systèmes qui nous gardent « toujours là, toujours prêts » à l’appui de l’opération CARIBBE.