Un officier marinier souffrant d’une maladie mentale remercie les FAC de leur soutien

Nouvelles de la Marine / Le 30 janvier 2019

La vie du maître de 2e classe Chevonne Fisher n'a pas toujours été une partie de plaisir, mais celle-ci s'estime chanceuse à bien des égards.

Administratrice des services financiers au bureau du contrôleur de la BFC Halifax, elle a été aux prises avec la maladie mentale la première fois en 1991, alors qu'elle était adolescente, quand un de ses amis a été tué dans un accident de voiture. Ses parents l'ont encouragée à parler à un professionnel, et elle a trouvé l’expérience positive.

En 2001, son premier enfant est né et elle a commencé à souffrir de dépression postpartum. Forte de son expérience passée, elle a cherché de l'aide au sein du réseau des Forces armées canadiennes (FAC) et a encore une fois reçu le soutien dont elle avait besoin.

« J'ai demandé de l'aide aux services de santé mentale de Stadacona (à la BFC Halifax) et je n’ai pas été déçue », a-t-elle dit.

Trois ans plus tard, de retour de congé de maternité après la naissance de son deuxième enfant, elle a eu un problème au travail qui l’a bouleversée. Plutôt que de chercher à obtenir de l'aide tout de suite, cette fois-ci, elle a laissé les choses s'envenimer. Enfin, son superviseur l'a incitée à obtenir de l'aide.

« J'aurais dû le savoir; si j'avais cherché à obtenir de l'aide au début, ça aurait été mieux, a-t-elle affirmé. Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas fait. Mais, là encore, grâce au réseau militaire, j’ai pu obtenir de l’aide et venir à bout du problème. »

Malheureusement, la plus grande épreuve psychologique qu’elle allait avoir à endurer était encore à venir.

En 2015, elle a reçu deux coups de matraque : l’échec de son mariage de 20 ans et la nouvelle que sa fille adolescente souffrait de plusieurs maladies mentales, dont la dépression, l'anxiété et le trouble obsessionnel-compulsif.

« La famille est très importante pour moi, et cela a été catastrophique, a-t-elle expliqué. En tant que mère, je me sentais totalement impuissante. Je ne pouvais pas l'aider, j’étais moi-même désespérée, et il m’a fallu encore une fois demander de l'aide. »

Malgré les difficultés qu'elle a rencontrées à maintes reprises, le M 2 Fisher soutient qu'elle a de la chance d'avoir autant de soins et de soutien de la part de ses superviseurs, de ses collègues et des services de santé mentale des FAC.

« Les FAC m’ont offert un soutien sans faille : j’ai pu m’absenter pour aller à des rendez-vous ou pour rester avec ma fille pendant les périodes difficiles, je peux quitter le travail à l'improviste et j’ai aussi pu rester à Halifax et éviter les affectations pour que ma fille puisse continuer son traitement. »

Après 27 ans de service militaire, elle est heureuse de constater qu’on est de plus en plus conscient de la maladie mentale.

« On en parle beaucoup maintenant, a-t-elle précisé, même devant des subordonnés. Je peux m'occuper des personnes qui relèvent de moi, reconnaître ce qui pourrait être un problème et m'assurer qu'elles obtiennent l'aide dont elles ont besoin."

Il existe de nombreuses ressources avec lesquelles les militaires peuvent entrer en contact lorsqu'ils sont prêts, dont leur chaîne de commandement, les médecins, les aumôniers et leur centre de ressources pour les familles des militaires.

« L'important, c'est d'en parler à quelqu'un, peu importe qui c'est. »

Des cours offerts par son employeur, comme ceux qui portent sur la toxicomanie, l'abus de substances et la violence familiale, ont également aidé le M 2 Fisher à gérer son équipe.

Elle continue de consulter régulièrement son thérapeute pour la dépression et sait que le maintien de son bien-être psychologique est un travail de longue haleine.

Pour s'aider elle-même, il faut qu’elle aide les autres. Voilà pourquoi elle participera au panel national des FAC « Bell cause pour la cause », à la BFC Halifax, le 30 janvier 2019. (L’activité sera diffusée en direct sur la page Facebook des FAC.)  Les membres du panel discuteront de leurs problèmes de santé mentale, de la façon dont ils y font face et des ressources mises à leur disposition pour améliorer leur bien-être.

« Il y a tellement de ressources qui sont offertes, et je suis la première à en parler, a‑t‑elle ajouté. Je suis extrêmement reconnaissante de l'ouverture d’esprit des FAC et de mes superviseurs, ainsi que du soutien qu’ils m’ont offert. Il s’agit d’un effort de formation essentiel visant à aider nos dirigeants à prendre conscience de la maladie mentale et à soutenir les militaires sans porter de jugement. »

Pour en savoir davantage sur les ressources en santé mentale au sein des FAC, consultez le site suivant :

http://www.forces.gc.ca/fr/communaute-fac-services-sante/ressources-sante-mentale.page