Un effort international concerté conduit à des saisies de cocaïne

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Nouvelles de la Marine / Le 5 décembre 2017

Par Peter Mallett

(Remarque : Pour des raisons de sécurité opérationnelle, les militaires déployés dans le cadre de l’opération CARIBBE ne peuvent pas être nommés.)

La récente saisie d’environ 480 kilogrammes de cocaïne dans le Pacifique Est, à laquelle le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Nanaimo a contribué, est une réussite opérationnelle représentant l’aboutissement de mois de préparation.

Cette importante saisie de drogue s’est déroulée en quelques heures et a reçu beaucoup d’attention, cependant, selon le commandant du navire, le véritable exploit constitue l’effort international concerté et les nombreuses semaines d’entraînement.

« La réussite des opérations d’arraisonnement et d’interdiction est rarement le fait d’une seule unité ou d’un seul navire. Au contraire, les aéronefs, les organismes côtiers et les autres navires consorts sont tous essentiels au succès d’une saisie de produits illicites, a-t-il dit. L’opération est un excellent exemple de coopération et de concertation internationales. »

Le navire de guerre de la classe Kingston et son équipage participent à l’opération CARIBBE, la contribution du Canada à l’opération de lutte contre le trafic de drogue dirigée par les États-Unis, soit l’opération MARTILLO.

Des membres du Law Enforcement Detachment (LEDET) de la Garde côtière des États-Unis se trouvaient aussi à bord du Nanaimo.

Déroulement de la saisie

Juste avant minuit, le 30 octobre 2017, le Nanaimo a reçu une communication radio d’un aéronef de patrouille maritime lui indiquant vers quelle cible se diriger, soit un petit bateau de pêche de style « panga ». Le navire a poursuivi le panga et l’a forcé à s’arrêter. Les deux navires sont restés immobiles jusqu’à ce que le LEDET reçoive la permission de monter à bord de l’embarcation.

« Beaucoup de gens pensent qu’une saisie comme celle-là se déroule comme dans un roman de Tom Clancy et qu’il s’agit d’une intervention cinétique très rapide, mais ce n’est pas le cas », dit le commandant. « Après avoir repéré un navire, vous devez l’approcher et l’arrêter, mais la Garde côtière a une procédure à suivre et doit prouver qu’il y a une raison d’arraisonner le bateau. »

Les éléments de preuve trouvés ont confirmé que l’information reçue des agences du renseignement gouvernementales était exacte. Les membres du LEDET sont montés à bord de l’embarcation gonflable à coque rigide du navire pour arraisonner le panga et terminer la saisie.

Ils ont trouvé environ 480 kilogrammes de cocaïne en briques d'un kilogramme superposées dans un faux pont à bord du bateau. Les présumés trafiquants de drogue ont ensuite été transportés à bord d’un garde-côte des États-Unis en patrouille dans la région, et le Nanaimo a repris ses opérations.

Le commandant du navire, qui a participé à des déploiements similaires, dont un à bord du NCSM Whitehorse en 2015, affirme qu’il est commun pour la plupart des navires de larguer leur cargaison ou d’échapper à la capture une fois qu’ils repèrent un navire du gouvernement dans les environs. Il dit que la récente situation était particulière parce que le navire en question a été observé dans une position presque stationnaire pendant plusieurs heures.

« On ignore si ces contrebandiers avaient des problèmes de moteur ou s’ils n’ont pas vu le Nanaimo et qu’ils attendaient l’arrivée d’un autre contact ou d’un navire de transfert », affirme-t-il, tout en notant que l’obscurité de la nuit nuisait à la visibilité et compliquait l’opération.

La nature de cette mission visant à contrecarrer la circulation des drogues illicites et les activités du crime organisé présente un « risque élevé », explique le commandant du Nanaimo.

C’est l’état de préparation de la mission et de son équipage, un mélange de membres de la Force régulière et de réservistes, qui est essentiel au succès de la mission.

« S’entraîner et faire en sorte que tous connaissent la façon de vivre et de travailler à bord d’un navire sont des composantes importantes de la bonne marche des activités », explique-t-il.

Pendant ce temps, sur la côte Est

Sur la côte Est, le NCSM Moncton basé à Halifax est aussi déployé dans le cadre de l’opération CARIBBE, mais dans la mer des Caraïbes. Il a également savouré une victoire spectaculaire en contrecarrant le passage de drogues illicites.

Le 11 novembre 2017, le navire de guerre de classe Kingston a travaillé avec le LEDET de la Garde côtière des États-Unis pour saisir environ 835 kilogrammes de cocaïne et appréhender trois présumés trafiquants de drogue.

Le lieutenant-général Steven Bowes, le commandant du Commandement des opérations interarmées du Canada, félicite les marins et les agents d’application de la loi pour leur travail.

« Les marins de la Marine royale canadienne continuent de faire preuve d’excellence dans les opérations dans le monde entier, a-t-il déclaré. Les réussites de l’opération CARIBBE sont attribuables au partenariat entre les forces alliées et à notre dévouement collectif pour protéger nos voies maritimes contre les activités illicites tout en empêchant également les drogues illégales d’entrer en Amérique du Nord. »

Article reproduit avec la permission du journal Lookout