Trident Fury

Nouvelles du Pacifique / Le 26 mai 2015 / Numéro de projet : 05-03-EX-TF

Trident Fury

Par Ltv Paul Trenholm

L’exercice Trident Fury a pris fin vendredi le 15 mai et plus de 1 200 personnes sont rentrées dans leur unité avec le sentiment d’avoir accompli quelque chose d’important, ayant fait leurs preuves.

L’exercice de guerre, pour lequel il a fallu des mois de préparation, a consisté en 12 jours d’entraînement continu. C’est un exercice naval biennal, et souvent multinational, qui est organisé au large de l’île de Vancouver par les Forces maritimes du Pacifique.

Du 4 au 15 mai, sept navires de guerre canadiens et américains ont mis en œuvre des scénarios d’opérations maritimes et mené des exercices de tir au large du détroit de Juan de Fuca. L’endroit n’est pas sans difficulté, car il y a du trafic maritime au sud; mais la sécurité était un élément primordial de l’exercice.

Les planificateurs avaient créé chaque scénario en y incluant des difficultés et selon une complexité grandissante. Il s’agissait d’évaluer des opérations interarmées aériennes et maritimes comprenant de la surveillance maritime, l’utilisation d’armes antiaériennes et antisurface pour effectuer des tirs à munitions réelles, et de l’entraînement à la guerre anti-sous-marine.

Plusieurs organismes gouvernementaux ont participé à l’exercice. Des membres de la Gendarmerie royale canadienne, de la marine américaine (USN) et de la garde côtière américaine (USCG) y ont contribué avec leurs propres compétences. Pendant l’exercice, ces organismes ont perfectionné les compétences nécessaires pour fonctionner harmonieusement avec les militaires au cours d’opérations internationales réelles.

Invité spécial, M. Jason Kenney, ministre de la Défense nationale et ministre du Multiculturalisme, est venu à bord du NCSM Winnipeg pendant l’exercice pour observer la portée totale des capacités de la Marine et de la Force aérienne du Canada. Ont participé également à l’exercice Trident Fury les NCSM Calgary, Saskatoon, et Yellowknife, le Cape St. George, navire de la marine américaine, l’Active, patrouilleur de la garde côtière américaine, et le Wolf, navire de classe Orca de la MRC. Les moyens de l’Aviation royale canadienne comprenaient l’avion de patrouille à long rayon d’action CP140 Aurora et l’hélicoptère embarqué CH124 Sea King.

Les moyens aériens américains comportaient l’avion de patrouille maritime P-3 Orion de l’USN, l’hélicoptère SH-60 Seahawk et l’avion à réaction de guerre électronique EA-18 Growler.

Il est intéressant de savoir que de récents diplômés du premier cours d’opérateurs tactiques maritimes qui formeront le groupe 1 de l’Équipe d’arraisonnement de navires améliorée (EANA) ont aussi participé à l’exercice. Bien que les équipes d’arraisonnement de navires traditionnelles soient capables d’exécuter des arraisonnements entravés élémentaires, les constatations faites lors de récents déploiements opérationnels, comme l’opération Artemis, ont montré qu’il fallait avoir une équipe d’arraisonnement de navire capable d’intervenir dans un nouveau contexte de menace.

L’EANA se trouvait à bord du Winnipeg, ce qui a permis à la Marine d’évaluer la manière dont l’équipe fonctionne et s’intègre à l’équipage d’un navire. Ses membres se sont entraînés à exécuter dans des délais d’intervention courts des arraisonnements avec résistance active, c’est-à-dire lorsque l’équipage du navire cible résiste aux tentatives d’arraisonnement en employant une force meurtrière.

« C’était saisissant de voir le point de vue tactique que l’EANA apporte et la manière dont elle nous a permis d’élargir la portée de nos opérations; rien ne semble dépasser ses capacités », a déclaré l’Ens 1 Michael Buss, officier de quart de passerelle à bord du Winnipeg.

Les améliorations apportées à la nouvelle équipe d’arraisonnement comprennent la protection des navires quand ils traversent des endroits plus précaires comme le détroit d’Hormuz. L’équipe d’arraisonnement peut également servir comme équipe d’assaut pour la récupération de personnalités sur une côte.

Pendant les deux semaines qu’a duré l’exercice, les navires, les aéronefs et le personnel ont exécuté 10 essais d’arraisonnement, 34 missions d’évaluation, de harcèlement et d’attaque d’une force d’opposition, neuf essais de tir au canon, trois essais anti-sous-marins, deux qualifications d’atterrissage d’hélicoptère sur le pont et un exercice de tir de missiles.

« En termes de capacité, la MRC est l’élément " généraliste " doué. L’exercice a favorisé cette qualité. Tous les navires et les aéronefs ont profité du milieu dynamique et stimulant de Trident Fury 2015 », a expliqué le Ltv Matthew Arthur, planificateur en logistique de l’exercice.

Les exercices d’entraînement avec des alliés contribuent de manière unique à favoriser des relations de coopération qui sont essentielles pour assurer la sûreté des couloirs de navigation et la sécurité sur les océans de la planète.

Les États-Unis sont le plus important allié et partenaire de défense du Canada. Les deux pays entretiennent des relations de défense et de sécurité de longue date, bien ancrées et très fructueuses.