Qui dit nouveaux navires dit meilleure qualité de vie en mer

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Nouvelles de la Marine / Le 22 mars 2021

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemble la vie en mer à bord du plus récent navire de la Marine royale canadienne (MRC)?

Équipé des toutes dernières technologies, le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Harry DeWolf, premier de six navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique (NPEA), n’est pas seulement un navire de patrouille ultramoderne, il est également conçu pour améliorer considérablement le confort et le bien-être des membres de son équipage.

Les 65 marins du Harry DeWolf ont récemment effectué leurs premiers essais en eau froide et sur glace au large de Terre-Neuve-et-Labrador.

Ce fut l’occasion idéale pour eux de constater par eux-mêmes à quel point les NPEA sont perfectionnés, tant sur le plan de la capacité opérationnelle que sur celui de la qualité de vie en mer. 

Le Harry DeWolf et les autres nouveaux NPEA sont dotés d’installations qui offrent un meilleur milieu de vie à leurs équipages. Les équipements modernes comprennent une cafétéria pour marins de tous grades, des toilettes mixtes (ou toilettes du bord dans le langage de la Marine), des logements individuels pour les membres d’équipage, un accès à Internet et des équipements d’exercice. Les marin ont aussi la possibilité d’utiliser les espaces communs, tels que la salle de réunions, le carré des officiers et la salle de l’équipe d’arraisonnement, comme des lieux de silence pour diverses pratiques religieuses.

« Le Harry DeWolf est à l’avant-garde sur le plan de la technologie, de la commodité et du confort qui caractériseront la future flotte de la MRC. Qu’il s’agisse de pouvoir rester en contact avec les amis et la famille, de manger dans la cafétéria pour marins de tous grades ou d’utiliser l’un des équipements modernes à bord, le Harry DeWolf a quelque chose à offrir à chacun », a déclaré le capitaine de corvette (capc) Jim Little, second.

La cafétéria pour marins de tous grades montre au Capc Little à quel point le fait de pouvoir manger tous ensemble joue sur le moral.

« Le capitaine d’armes (le sous-officier supérieur à bord) et moi-même sommes en mesure de porter une attention particulière à la façon dont les gens se sentent et à ce qui leur plaît ou non. La qualité de la nourriture à bord est excellente et le fait que nous puissions la déguster ensemble est un énorme avantage », a-t-il ajouté.

Le matelot de 1re classe (mat 1) Raymond Kwan, opérateur d’équipement d'informations de combat (Marine) (OP EICM), est d’accord.

« C’est la cafétéria la plus moderne dans laquelle j’ai mangé. L’ajout du service de type buffet et du comptoir à salades en libre-service juste à côté des distributeurs de boissons rend l’expérience culinaire plus pratique et plus confortable. La cafétéria est bien agencée dans l’ensemble, on a l’impression de pouvoir voir la majeure partie de l’espace, où que l’on soit assis, ce qui favorise considérablement la camaraderie au sein de l’équipage. »

Comme sur la plupart des navires de la Marine, il y a toujours trois mess à bord, à savoir le mess des officiers, le mess des officiers mariniers et le mess des caporaux et des soldats. La grosse différence avec le Harry DeWolf, c’est que les mess sont tous équipés de hublots qui laissent entrer la lumière naturelle.

Les cabines représentent elles aussi une amélioration sur les nouveaux NPEA. Les officiers et les officiers mariniers ont tous des cabines pour deux personnes, tandis que les matelots-chefs et les marins de grade inférieur sont six par cabine. Chaque cabine a sa propre salle de bain privée, et les couchettes (lits) sont légèrement plus larges et munies d’un rideau pour protéger l’intimité.

Pour le lieutenant de vaisseau (ltv) Joseph Cheng, officier de guerre navale, c’est l’augmentation de l’espace qui constitue, de son point de vue, la priorité absolue pour le moral et le confort.

« De l’espace pour travailler, de l’espace pour vivre, de l’espace pour organiser fourniments et fournitures, et de l’espace pour s’entraîner. C’est d’autant plus impératif compte tenu de la diversité des opérations et de l’éventail des zones où les navires de la classe Harry DeWolf sont appelés à se rendre à l’avenir », a-t-il précisé.

« J’ai trouvé que les cabines représentaient un grand pas en avant et une réelle amélioration sur le plan du confort et du repos, si bien que je peux m’assurer d’être à mon meilleur pour mon quart et mes fonctions. De plus, une salle de sport entièrement équipée et de haute qualité est venue compléter ma liste de nouveautés importantes pour le moral et le confort. J’espère que cette tendance se poursuivra, car je pense qu’à long terme, cela contribuera à notre santé et à notre bien-être mental qui feront de nous les meilleurs marins possible. »

Le Mat 1 John MacLeod, OP EICM, convient que la possibilité de s’entraîner en mer est importante pour le bien-être de l’équipage.

« Les locaux de notre salle de sport sont formidables. Le gymnase est spacieux et on n’a pas l’impression de s’entraîner dans un placard. Le fait de disposer de fontaines d’eau avec toilettes et lavabos à côté du gymnase est très pratique. L’utilisation du pont d’envol pour courir ou s’entraîner sera bénéfique par temps chaud [et] ... il est prévu d’équiper entièrement le gymnase pour répondre aux besoins de tous, par exemple avec plus de tapis roulants, une variété de poids libres et des tapis d’exercice en mousse. »

Comme tous les marins en mer, les membres de l’équipage du Harry DeWolf veulent pouvoir communiquer avec leur famille et leurs amis lorsqu’ils sont loin de chez eux. Bien que quelques problèmes restent à régler pour ce qui est du WiFi et de la bande passante, l’accès à Internet a toujours été possible sur le navire.

« Certes, il faut s’attendre à des difficultés de communication lorsque nous sommes en mer, mais j’ai été agréablement satisfait de la connexion Internet à bord du Harry DeWolf par rapport aux autres navires sur lesquels j’ai servi. Nous pouvons utiliser des applications de messagerie de base de façon très efficace, ce qui facilite les communications, et j’ai constaté que la connexion était assez stable, même lorsque nous sommes loin dans le Nord ou à une bonne distance de la côte », a déclaré le Ltv Chen.

Parmi les nouveautés présentes à bord des NEPA, on trouve également un pont des chaînes et un pont de gaillard d’avant fermés, qui protègent les machines du pont avant et les espaces de travail personnels des rudes conditions climatiques de l’Arctique.

« Le pont des chaînes fermé est, sans aucun doute, une première du genre dans la MRC. Le grand avantage d’y travailler est le fait d’être à l’abri des intempéries. C’est un endroit bien aéré, et cela aide certainement à combattre l’épuisement ressenti quand on manipule les câbles », a précisé le Mat 1 MacLeod.

Toutes ces améliorations font des NPEA des navires contemporains multifonctionnels, essentiels pour assurer une présence canadienne accrue dans l’Arctique. Ils compléteront efficacement et stratégiquement les capacités des navires de guerre actuels et futurs de la MRC en menant des opérations cruciales de reconnaissance et de surveillance.

Précisons toutefois que ces navires sont aussi le lieu de résidence de marins pendant des semaines, voire des mois.

Pour cette raison, la MRC est déterminée à continuer d’améliorer les installations à bord des navires qui assurent le bien-être physique et mental des membres d’équipage.

“En général, je pense que la qualité de vie à bord des NPEA est grandement supérieure à celle observée sur d’autres plateformes. L’équipage réduit et les installations dont il dispose font une grande différence. Je suis fier d’être à bord du Harry DeWolf, cette nouvelle capacité dont s’est dotée la MRC », a déclaré le premier maître de 1re classe Oleskiy Zaslavskiy, gestionnaire principal du génie des armes.