Protéger un navire de guerre de la Marine royale canadienne des menaces imminentes

Nouvelles de la Marine / Le 26 juillet 2016

Le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Vancouver s’est récemment joint au navire australien de Sa Majesté (HMAS) Warramunga et au navire des États-Unis (USS) Howard pour effectuer un essai en direct du système de défense contre les missiles antinavires (ASMD) dans l’océan entourant l’archipel hawaïen, lors de l’exercice Rim of the Pacific (RIMPAC) 2016.

Pour le NCSM Vancouver, l’exercice avait deux objectifs : évaluer sur le plan technique l’efficacité opérationnelle et la pertinence des navires de la classe HALIFAX dans des rôles de lutte antiaérienne et ASMD et évaluer sur le plan tactique l’application des connaissances et des compétences de l’équipe de combat du Vancouver dans le cadre d’opérations ASMD. L’exercice de tir était le point culminant de l’entraînement qui a commencé en mai cette année.

Le lieutenant de vaisseau John Claymore, officier de guerre de surface du NCSM Vancouver, s’occupe de la division des capteurs du navire – l’équipe de marins qui est chargée de la guerre de surface et aérienne. Cela comprend la direction des engagements de surface et aériens à l’aide des missiles Harpoon, des missiles Sea Sparrow évolués (ESSM), des canons Bofors de 57 mm, un système d’armes de combat rapproché Phalanx, des systèmes d’armes de soutien surveillance par avion PATMAR et RAMSES, ainsi que la détection de signaux ESSM et de signaux de communications par des moyens électroniques sophistiqués.

Pour le Ltv Claymore, les ESSM étaient les seules armes qu’il n’avait pas encore utilisées à titre de contrôleur d’armes par capteur, un exploit que très peu d’autres membres de la Marine royale canadienne peuvent se vanter d’avoir accompli.

« Le RIMPAC est réellement l’occasion idéale pour nous permettre de mettre à l’essai et d’évaluer l’utilisation de nos systèmes d’armement et de nos systèmes de commandement et de contrôle. Il nous permet également d’évaluer notre capacité de répondre à des menaces comme des missiles antinavires, souligne le Ltv Claymore. En fin de compte, rien ne remplace l’expérience d’avoir lancé de vraies munitions – et lorsqu’on réussit un exercice de tir réel comme celui-ci, c’est le moral de tout l’équipage qui est amélioré. »

Le NCSM Vancouver a mené un engagement réussi contre une combinaison de menaces supersoniques en haute altitude et de menaces de missiles de croisière à basse altitude. Les menaces étaient représentées par les drones d’essai AQM-37C et BQM-74E, qui étaient partis de l’installation de tir de missiles du Pacifique à Hawaï et qui suivaient des itinéraires prédéterminés en direction du groupe d’attaque en surface qui incluait le HMAS Warramunga et l’USS Howard. Les engagements de tir réel sur les cibles de défense individuelle et mutuelle de l’unité opérationnelle incluaient deux tirs d’ESSM du NCSM Vancouver.

« Travailler avec nos alliés dans un polygone de tir aide tous les participants à peaufiner leur façon de fonctionner ensemble, explique le Ltv Claymore. Il est crucial de saisir toutes les occasions pour faire en sorte que notre équipe est aussi pointue que possible, surtout pour ce qui est de la défense de notre navire. »

Cette année, le RIMPAC, 25e de la série d’exercices qui a vu le jour en 1971, se déroule du 30 juin au 4 août. Vingt-six pays, 45 navires de surface, cinq sous-marins, plus de 200 aéronefs et 25 000 militaires participent à l’exercice de cette année.

Organisé tous les deux ans par le commandant de la Flotte du Pacifique des États-Unis et dirigé par le commandant de la 3e flotte américaine, le RIMPAC est un exercice multinational maritime qui a lieu dans la région de l’archipel hawaïen et au large e la côte du Sud de la Californie.