Projection d’un film relatant l’histoire dramatique d’importantes batailles navales

Nouvelles du Pacifique / Le 4 décembre 2014 / Numéro de projet : 12-01-Coronel

Par Jamie Cook, Affaires publiques FMAR(P)

Un mélange d’officiers passés et présents de la MRC était au Théâtre Collier du CIOM Venture le 25 novembre pour visionner le récit dramatique de deux importantes batailles navales qui ont eu lieu au cours des premiers mois de la Première Guerre mondiale.The Battles of Coronel and Falkland Islands est un film muet initialement publié en 1927 décrivant les batailles de Coronel et des îles Falkland. Le film récemment restauré par le British Film Institute a été projeté devant un parterre de cadets de la marine, accompagnés de leurs instructeurs, d’officiers supérieurs et d’officiers de la Marine à la retraite.Malgré les décennies qui se sont écoulées depuis sa sortie originale, de nombreux officiers réunis – actifs et retraités – ont trouvé le film une expérience émouvante. « Le fait de visualiser le film en lui-même, mais aussi de faire partie d’un public composé de tant d’anciens combattants de la Marine, a inculqué aux officiers subalternes le sentiment de faire partie d’une famille institutionnelle plus vaste, » a déclaré le Capc Karen Belhumeur, directeur du Venture.La bataille de Coronel, qui s’est produite au large de la côte du même nom, au Chili, le 1er novembre 1914, a été une cuisante défaite pour la Royal Navy aux mains de la Kaiserliche Marine allemande. En tout, 1 600 marins et officiers de la Royal Navy ont péri au combat, dont quatre aspirants, premières victimes canadiennes de la guerre. Six semaines plus tard, le vent a tourné lors de la bataille des îles Falkland, alors que la Royal Navy a anéantit la flotte allemande de l’Atlantique Sud en représailles.

Tourné à bord des cuirassés de l’Amirauté britannique et accompagné d’une musique entrainante jouée par la Musique des Royal Marines de Sa Majesté, le film est une expérience épique. La cinématographie place le spectateur au milieu de l’action parmi les équipages des navires qui combattent frénétiquement à l’intérieur des imposants navires de guerre en acier. Initialement sorti pendant une période de réconciliation entre le Royaume-Uni et l’Allemagne, le film est ainsi remarquablement juste dans sa représentation de l’ennemi comme un ennemi brave qui a combattu noblement jusqu’à la fin.M. Geoffrey Bird, professeur à l’Université Royal Roads et lui-même ancien officier de la MRC, a dit au parterre que le public « oublie souvent l’importance stratégique de la guerre en mer ». Nombreux sont ceux qui ne se souviennent que des épisodes brutaux de la guerre de tranchées de la Première Guerre mondiale sur le champ de bataille européen, mais peu se rappellent du rôle crucial joué par les forces navales dans les efforts stratégiques, étant donné la situation précaire toute particulière de la Grande-Bretagne, une puissance reposant sur les importations apportées par l’océan pour sa survie.

M. Bird a également reconnu que « la Marine fait face à un défi particulier lorsqu’il s’agit de la commémoration de ses batailles : le défi est de visiter l’endroit où la bataille a eu lieu, ou de marquer matériellement le site pour l’éternité. » 

 Le Capitaine de frégate Lorne Carruth a conclu en soulignant que ces deux batailles constituaient une page importante dans l’histoire de la MRC. « Le facteur clé ici, c’est les liens. Regardez le lien entre la MRC et Royal Roads, l’ancien collège militaire qui abrite la Bibliothèque Coronel, nommé d’après cette même bataille. C’est l’amiral Sturdee qui commandait la flotte à la bataille des Falklands – un nom que vous pouvez reconnaître lorsque vous faites votre jogging en direction de l’arsenal, alors que vous empruntez la rue du même nom. Si vous montez les escaliers du bâtiment Nixon, vous verrez une photo d’une baleinière pleine de jeunes officiers. Parmi eux se trouvaient les quatre aspirants perdus en mer pendant la bataille de Coronel. La Marine a une longue histoire, et ce sont ces liens qui font ce qu’elle est. »