Profil d’une recrue du programme Raven : Mat 3 Reed Eady

Nouvelles de la Marine / Le 30 juillet 2019

Par l’enseigne de vaisseau de 2e classe Michelle Scott

Le goût des embruns salés et la vue sur l’océan sont l’une des nombreuses premières pour le matelot de 3e classe (Mat 3) Reed Eady.

Le jeune homme est à Victoria, en Colombie-Britannique, cet été. Il fait partie des 42 recrues du programme Raven, une instruction de base d’une durée de six semaines conçue pour les jeunes Autochtones.

Bien qu’il connaisse bien les lacs et les rivières d’eau douce de Jasper, en Alberta, où il a travaillé comme sauveteur, moniteur de planche à voile et kayakiste en eau vive, c’était la première fois que le jeune homme voyait l’océan.

Même si son grand-père et son grand-oncle était marins, le Mat 3 Eady n’avait jamais envisagé une carrière dans les forces militaires avant qu’un ami lui en parle.

« Il m’a demandé si j’avais déjà envisagé de m’engager dans la Marine et m’a dit qu’il pensait que je me débrouillerais très bien. »

Le Mat 3 Eady a ensuite présenté une demande au Programme d’enrôlement des Autochtones des Forces canadiennes pour voir si la vie militaire lui convenait. Il a participé au programme d’introduction militaire à l’intention des Autochtones de trois semaines au Québec en décembre, et c’est là qu’il a entendu parler de Raven. C’était la réponse parfaite à ses questions sur une carrière dans la Marine et l’occasion d’explorer davantage sa culture métisse.

Depuis le début, le 4 juillet, Raven offre un programme très chargé aux recrues.

Le cours a commencé par un camp culturel intense de trois jours, qui s’est déroulé au Centre d’expérimentation et d’essais maritimes des Forces canadiennes à Nanoose Bay, en Colombie-Britannique. C’est au cours d’une suerie du camp culturel que le Mat 3 Eady a vécu son moment favori du programme jusqu’ici.

« Le fait d’avoir appris d’un aîné à construire une hutte de sudation et de la partager avec des gens que je commençais à peine à connaître a été un moment très intense pour moi. C’était quelque chose qui me manquait dans ma vie à la maison. »

Bien que la culture métisse ne fasse pas partie intégrante de sa vie à Jasper, il la ressent dans le mode de vie des membres de sa famille. Ils chassent, pêchent, font des conserves et de la bannique, et vivent de la terre autant que possible.

Il affirme que son arrivée à Work Point a été un choc.

« La vie militaire est assez différente. Il y a beaucoup de contraintes de temps. Il faut se presser beaucoup, toujours être attentif et suivre l’évolution des choses. Se faire crier après par un groupe de gens entraîne toujours une bonne dose d’adrénaline. »

Après Raven, le Mat 3 Eady déménagera à Ladysmith pour étudier à l’Université de l’île de Vancouver où il prévoit obtenir un diplôme en biologie. Il espère se joindre à la Réserve navale à titre de maître d’équipage ou de plongeur d’inspection portuaire.

En attendant, il se concentre sur les quatre semaines restantes de Raven et les étapes à venir.

« Je suis nerveux à l’idée de bien réussir lors du défilé devant ma famille. Mais j’apprécie vraiment Raven et le fait de pouvoir apprendre à connaître la Marine. Ça a été beaucoup de travail jusqu’à présent, mais je suis très enthousiaste face à l’avenir. »

Pour suivre l’expérience du Mat 3 Eady, allez voir la page Facebook des Forces maritimes du Pacifique (www.facebook.com/maritime.forces.pacific). Vous y trouverez des vidéos et des images du programme Raven.

Article publié avec l’autorisation du journal Lookout