ARCHIVÉE - Participation du NCSM regina aux opérations de sécurité maritime et de contre-terrorisme dans le cadre de l’Ppération ARTEMIS

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NCSM Regina - OP ARTEMIS / Le 18 mars 2014

Par le Ltv Mark Fifield, OAP ROTO 4 de l’Op ARTEMIS

Le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Regina participe actuellement à des opérations de sécurité maritime et de lutte contre le terrorisme en mer au large de la côte Est de l’Afrique dans le cadre de l’opération ARTEMIS, la contribution du Canada à la force opérationnelle multinationale (CTF-150), une force opérationnelle maritime multinationale qui combat le terrorisme dans la mer Rouge, le golfe d’Aden, l’océan Indien et le golfe d’Oman.

Le NCSM Regina a pour mission de dissuader et d’empêcher les organisations criminelles transnationales et terroristes d’utiliser les routes maritimes commerciales pour le trafic d’armes et de cargaisons illicites, tout en permettant simultanément la circulation libre et fluide des biens et services dans la région. En générale, la mission du Regina similaire à celle déjà menée dans la région par des navires CSM comme le Toronto, même si, dans la zone d’opérations interarmées (ZOI) de l’Op ARTEMIS, chaque navire a été affecté à des zones d’opération différentes.

« Nous prenons les leçons retenues des roto antérieures et les adaptons au portrait de la situation des opérations maritimes, en constante évolution dans la ZOI de l’Op ARTEMIS. Notre présence offre également au gouvernement du Canada la souplesse et la capacité de répondre, en son nom, à une crise émergente dans la région », a affirmé le Capf Dan Charlebois, commandant du NCSM Regina.

Le NCSM Regina et ses partenaires de la force de coalition CTF-150 travaillent en étroite collaboration pour promouvoir la sécurité, la stabilité et la prospérité dans une région de plus de deux millions de milles carrés où se trouvent quelques-unes des routes de navigation pour les échanges commerciaux transocéaniques les plus importantes du monde. La ZOI de l’Op ARTEMIS comprend les principales routes de navigation reliant le Moyen-Orient à l’Afrique, à l’Europe et à l’Amérique du Nord, avec le tiers de la production mondiale de pétrole qui passe dans la région et plus de 23 000 mouvements de navires par an. Elle comporte également trois voies navigables étroites ou points de passage obligé où les navires doivent passer entre deux rives très proches l’une de l’autre, ce qui réduit leur capacité de manœuvre et les rend plus vulnérables à une attaque en zone littorale qu’ils ne seraient autrement en haute mer.

La ZOI de l’Op ARTEMIS pose de nombreux défis opérationnels particuliers, car il s’agit d’une zone très vaste, qui compte de nombreux pays, de nombreuses cultures et de nombreuses populations diversifiées. C’est également une région qui a connu une grande pauvreté, des conflits et une instabilité politique pendant plusieurs décennies, ce qui rend plus compliqué tout effort visant à maintenir la loi et l’ordre sur les océans et les voies navigables de la région. Le terrorisme et les activités criminelles prospèrent dans de telles conditions, et c’est la raison pour laquelle ces genres d’organisations choisissent de mener et d'établir leurs activités dans la ZOI de l’Op ARTEMIS.

« Après avoir déterminé le cours normal de l’activité maritime, nous pouvons alors le distinguer de ce qui est considéré comme anormal ou suspect. À partir de ce moment, nous pouvons cibler les activités et les navires suspects afin de déterminer s'ils transportent des marchandises illicites et/ou des personnes recherchées qui soutiennent le terrorisme directement ou indirectement », a indiqué le Capc Gordon Roy, commandant en second du NCSM Regina.

Lorsqu’il découvre des marchandises illicites (comme les stupéfiants) destinées à soutenir des groupes terroristes ou des organisations criminelles transnationales, l’équipage du NCSM Regina est autorisé à saisir la cargaison et à la détruire en mer, privant ainsi ces organisations d’une source essentielle de financement de leurs activités. Cela soutient notre mission de sécurité maritime et de lutte contre le terrorisme, qui consiste à promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’environnement maritime tout en empêchant les organisations terroristes et criminelles internationales d’utiliser librement les mers pour perpétrer des attaques ou transporter les personnes, des armes ou d’autres marchandises illicites.

« Au cours de la dernière année, les membres d’équipage du navire ont travaillé ardemment pour préparer ce déploiement, et nous tenons beaucoup à poursuivre le bon travail du NCSM Toronto et à tirer parti de la réussite de sa mission. Nous sommes prêts à exécuter un certain nombre de missions dans un large spectre d’opérations, notamment l'aide humanitaire et le secours aux sinistrés, le contre‑terrorisme, l’engagement militaire régional et le renforcement des capacités ainsi que la diplomatie internationale », a dit le Capf Charlebois.

 Le 22 janvier 2014, le NCSM Regina a achevé sa dernière série d'exercices de préparation propres à la mission et atteint le niveau de disponibilité opérationnelle élevée dans les eaux du Pacifique, à l'est de Guam. Cela constituait l'aboutissement de plusieurs mois d'entraînement et de préparation préalables au déploiement du navire dans le cadre de l’Op ARTEMIS. En route vers la ZOI, les membres d’équipage du navire ont visité les ports suivants : Pearl Harbor (Hawaï), Guam, Manille (Philippines), Singapour et Malé (Maldives). Les membres d’équipage du NCSM Regina sont entrés officiellement dans la ZOI le 15 février et ont, depuis lors, rencontré les représentants de la CTF-150 et terminé les préparatifs de leur mission dans la ZOI (mazoutage, ravitaillement du navire, trousse/équipement propre à la mission d’embarquement, etc.) lors d’une visite portuaire à Victoria (Seychelles).