OBANGAME EXPRESS 19 : la Marine royale canadienne contribue à la sécurité maritime en Afrique

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Nouvelles de la Marine / Le 25 mars 2019

Par le lieutenant de vaisseau Jeff Lura

Le matin du 16 mars 2019, un agent des pêches de la Côte d'Ivoire est monté à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Kingston, en mer dans le golfe de Guinée. Escorté par des marins de la Marine nationale ivoirienne, il s'est approché, le plus sérieusement du monde, d'une table jonchée de documents.

« Êtes-vous le capitaine? » a-t-il demandé au marin assis à la table.

« Je le suis », a répondu le marin. « Nous sommes de simples pêcheurs. »

« Puis-je voir votre permis de pêche, alors ? » a-t-il demandé en regardant le marin d'un œil  soupçonneux.

« Nous ne le trouvons pas, a répliqué le marin, mais je suis sûr qu'il est là quelque part. »

Après une inspection détaillée de la cargaison, la voix d'un commandant de patrouilleur ivoirien s'est fait entendre par radio sur la passerelle du Kingston : « Vous êtes soupçonnés d'avoir violé de nombreuses lois....votre navire suivra le nôtre jusqu’au port d'Abidjan pour des vérifications supplémentaires. »

Évidemment, le NCSM Kingston n'est pas un bateau de pêche et l'équipage du navire n'a rien fait de mal. Ce n'était qu'un des nombreux scénarios qui composaient OBANGAME EXPRESS 19.

Organisé par le Commandement des États-Unis pour l'Afrique, OBANGAME EXPRESS est la plus importante collaboration en matière de sécurité maritime en Afrique. Du personnel de plus de 20 pays y participe dans le but d'accroître la coopération et de renforcer la sécurité dans la région du golfe de Guinée.

Au pays, la Marine canadienne joue un rôle clé dans la surveillance des approches maritimes et la protection des eaux canadiennes; par conséquent, le personnel déployé est arrivé en Afrique avec un bagage de connaissances d’une grande richesse à transmettre. En mer, les NCSM Kingston et Shawinigan ont participé à des scénarios d'application de la loi, des arraisonnements, des exercices de poursuite et des missions de recherche. Les membres du Groupe des opérations tactiques navales (GOTN) ont travaillé aux côtés de leurs collègues africains, leur fournissant des conseils précieux en matière d'interdiction maritime. Dans les centres d'opérations maritimes à terre, une équipe d'officiers  canadiens a montré aux autorités régionales comment coordonner et surveiller les activités dans les eaux locales. Arboré sur les uniformes et au mât d'un navire, le pavillon de la Marine royale canadienne n’était jamais bien loin tout au long d'OBANGAME EXPRESS 19.

« Travailler avec nos partenaires ici en Afrique occidentale est une toute nouvelle expérience pour moi », a déclaré le capitaine de corvette Jeremy Samson, commandant du NCSM Kingston.

« Nous avons un grand bagage de connaissances et d'expériences à transmettre aux forces locales, mais nous apprenons aussi beaucoup. »

Le matelot-chef Bassam Mothana, technicien du génie des armes à bord du Kingston, participe régulièrement à OBANGAME EXPRESS. Il s’agit de sa troisième participation. Selon lui, il y a eu une évolution évidente depuis 2017.

« Pendant ma première participation, les exercices ont pris un peu plus de temps », a-t-il expliqué.

« Maintenant, nous nous mettons tous au travail sans perdre un instant, forts des compétences acquises et perfectionnées durant l’entraînement. C'est vraiment gratifiant de voir que nos efforts ne sont pas vains. »

Obangame signifie unité ensemble en fang, langue africaine, et résume parfaitement cette collaboration. Chaque scénario et activité qui a eu lieu pendant OBANGAME EXPRESS 19 a réuni des partenaires de différents pays travaillant ensemble dans un but commun. Au cœur de nombres de ces scénarios se trouvaient des marins canadiens, fiers de contribuer au renforcement de la sécurité dans le golfe de Guinée.