Les participants au Programme d'enrôlement des Autochtones luttent contre une inondation simulée

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Nouvelles de la Marine / Le 21 mai 2019

Par Ryan Melanson

La participante Cassidy Carlson, de La Ronge (Saskatchewan), a dit qu'elle n'avait pas peur de se mouiller un peu et de s’attaquer de front au scénario frénétique de contrôle des avaries au Centre d’instruction en matière de lutte contre les avaries (CIMLA) à Kootenay, qui se veut une introduction à la façon dont les marins luttent contre les inondations sur un navire en mer.

« C’est intense. C'est pour cela que nous sommes ici », a-t-elle dit, ajoutant qu'elle a apprécié la partie pratique de l'expérience.

« Le programme m'a vraiment ouvert les portes et m'a donné une meilleure idée des différents emplois que je pourrais occuper. J’aime surtout servir et aider les gens. »

Le CIMLA Kootenay offre un entraînement crucial que tous les marins doivent suivre avant d'être admis comme membres d'équipage d'un navire.

Les recrues sont entrées dans un réservoir d’envahissement par les eaux simulé pour faire l’expérience d’un des aspects de l’entraînement.

Selon les instructeurs, les membres du groupe ont bien suivi les instructions qui leur avaient été données, en travaillant ensemble et en restant calmes pendant que l'eau dans l'espace simulé du navire montait lentement au-delà de leur taille.

Ils sont sortis du réservoir trempés et fatigués, mais ils étaient quand même souriants.

« Le but n'est pas de faciliter les choses », a déclaré le lieutenant de vaisseau Daniel Chamberlain, commandant de division par intérim pendant la visite.

« Nous voulons qu’ils repartent avec le sentiment d’avoir travaillé dur et d’avoir accompli quelque chose. »

Au cours des trois dernières semaines, un groupe de 15 jeunes Autochtones de partout au pays se sont retrouvés à Halifax pour suivre un cours accéléré sur le mode de vie des membres des Forces armées canadiennes (FAC).

Le Programme d’enrôlement des Autochtones des Forces canadiennes (PEAFC) est un cours de recrutement intensif de trois semaines qui offre aux Canadiens autochtones une expérience militaire pratique et ouverte. À la fin du cours, les participants pourront se joindre à la Force régulière ou à la Réserve des FAC, mais ils ne sont pas tenus de le faire.

« Le programme est conçu pour donner à ces Canadiens autochtones l'occasion de comprendre les différents groupes professionnels des Forces armées canadiennes qui sont offerts dans les trois armées », a expliqué le premier maître de 1re classe (PM 1) Joe Dickie, instructeur au sein du programme.  

En plus de l'introduction au mode de vie des FAC au moyen de visites, d’exercices, de sorties en mer et de rencontres avec des membres des FAC de divers grades et divers groupes professionnels, le programme met aussi l’accent sur la volonté des FAC d’être un employeur qui n’exclut personne. Les instructeurs et les mentors insistent sur le fait que les participants peuvent avoir une brillante carrière au sein des FAC tout en préservant leur culture et leur identité autochtones.

« Nous voulons avoir une force diversifiée qui représente tous les Canadiens, et c’est l’un des objectifs que nous nous employons à atteindre », a précisé le M 1 Dickie.

Le PEAFC s’est clôturé par une cérémonie de remise des diplômes qui a eu lieu le 17 mai. On s’attend à ce que certains participants poursuivent leur instruction et suivent le cours Qualification militaire de base, alors que d’autres retourneront à la vie civile avec une meilleure compréhension des possibilités offertes par les FAC. Tous ceux qui suivent le programme reçoivent une solde de 1 200 $ et un Certificat de réussite militaire.

Quoi qu'il arrive ensuite, Carlson a dit qu'elle a vécu une expérience inoubliable et qu'elle a noué des amitiés avec ses pairs et ses mentors qui se poursuivront certainement après le programme.

« Nous sommes devenus une grande famille. Je n’ai jamais imaginé que nous pourrions tisser des liens aussi forts en peu de temps. »

Article publié avec l’autorisation du journal Trident