Les mécaniciens aident à garder le NCSM Brandon au combat dans le cadre de l’opération CARIBBE

Nouvelles du Pacifique / Le 5 janvier 2016

Par le lieutenant de vaisseau Greg Menzies

Quand on est en mission dans le cadre de la campagne multinationale contre le trafic illicite dans l’est de l’océan Pacifique et que des gens dépendent de nous, il est essentiel que le navire soit dans sa meilleure condition. Il faut pouvoir compter sur le travail acharné de l’équipage et sur sa détermination. Le fait de travailler sous un climat torride rend la chose beaucoup plus difficile, comme l’ont expérimenté les mécaniciens à bord du navire canadien de Sa Majesté Brandon au cours de leur dernier déploiement dans le cadre de l’opération CARIBBE. Une des plus grandes sections sur le navire de guerre, qui s’avère aussi être la plus occupée, est composée de six opérateurs de systèmes de mécanique navale de la Réserve navale, un maître mécanicien de marine de la Force régulière, un ingénieur électricien et un technicien en armement.

« La température chaude nous garde assurément occupés, car c’est ce qui entraîne les plus grandes conséquences sur nos opérations, a déclaré le maître de 2e classe Luc Trudeau, qui agit à titre d’ingénieur électricien à bord du Brandon. Non seulement la température de l’air et l’humidité affectent-elles nos systèmes mécaniques et électriques, mais la température de l’océan et la salinité exercent également une influence. »

Les systèmes du navire de guerre comprennent la propulsion, l’eau douce chaude et froide, la réfrigération et la climatisation, ainsi que le pilotage, et chaque système est affecté par la température extérieure, l’humidité et la salinité de l’océan. Par exemple, les eaux chaudes comportent une salinité plus élevée, ce qui rend plus difficile la production d’eau douce en mer. Les plus hauts niveaux de salinité exercent une plus grande pression sur les pompes du diaphragme d’osmose inverse, qui sont nécessaires pour pomper l’eau salée dans le système utilisé pour obtenir de l’eau douce.

« Dans ce genre d’environnement, nous devons vérifier le système de surveillance d’alarme centralisée (SSAC) toutes les 15 minutes, plutôt que toutes les heures dans des climats plus nordiques le long du littoral canadien, a mentionné le matelot-chef Katherine Van Blyderveen, opératrice de systèmes de mécanique navale à bord du Brandon. Nous effectuons des inspections visuelles dans le cadre de notre routine; cependant, compte tenu de ce contexte, elles doivent être un peu plus poussées et les lectures de température sont faites plus souvent pour assurer que nous pouvons relever à temps tout problème potentiel. »

Dans les climats comportant de la chaleur et de l’humidité extrêmes, les pressions exercées sur les systèmes hydrauliques et électriques d’un navire peuvent entraîner un mauvais fonctionnement des systèmes qui opèrent continuellement dans ces conditions.

Avant de prendre la mer vers des climats plus chauds, les mécaniciens prévoient des pièces de rechange et de l’équipement supplémentaires pour faire face à certains défis posés en mer. « L’esprit d’équipe est essentiel pour assurer la prévention, procéder aux diagnostics et régler tous les problèmes éprouvés en mer. Rien n’est plus satisfaisant que de savoir que malgré tous les défis que comporte le fait de naviguer sous un climat plus chaud, un peu de travail d’équipe suffit pour faire en sorte que la mission du navire est réalisable partout dans le monde » a ajouté le M 2 Trudeau.

Est-ce que le métier de mécanicien de marine au sein de la Marine royale canadienne vous intéresse ? Consultez le site suivant : http://www.forces.ca/fr/job/mecanicienmecaniciennedemarine-31