Les femmes en service sur les navires de guerre se fondent dans le décor

Nouvelles de la Marine / Le 15 mai 2019

Par Ltv Katrina Giesbrecht

Il y a actuellement 23 femmes marins à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Regina. Chacune d’entre nous s’est enrôlée dans les Forces armées canadiennes (FAC) pour des raisons différentes, mais chacune s’identifie d’abord comme un professionnel des FAC, avant de s’identifier comme une femme dans les FAC.

Il arrive qu’on nous invite à participer à des activités pour souligner la diversité dans la Marine, et nous aimons bien avoir la chance de raconter notre expérience au public et à nos partenaires de marines alliées.

« Je me suis enrôlée dans la Marine il y a presque huit ans et je ne savais pas du tout à quoi m’attendre comme femme dans le monde militaire. J’avais entendu des rumeurs voulant qu’il s’agisse d’un milieu exclusif aux hommes et où tout était axé sur les gars, mais mon expérience s’est avérée toute autre », explique le matelot de 1re classe Dana Kimoto lorsqu’on lui demande quelle est la situation vécue par les femmes dans les forces militaires.

« D’après mon expérience, les forces militaires sont plus respectueuses et plus axées sur l’égalité que n’importe où ailleurs où j’ai travaillé. En visitant des pays où les droits des femmes n’ont pas autant évolué et en discutant avec des femmes d’autres marines, je constate toutes les libertés qui sont offertes aux femmes des forces militaires du Canada. »

Une nouvelle venue dans la Marine, le caporal-chef Amy Kingston, a été marquée par le dicton « marin d’abord » de la Marine.

« Dans toutes les activités liées au bon fonctionnement du navire, qu’il s’agisse de ravitaillement en mer, des équipes de plage ou de l’approvisionnement du navire, tout le monde n’a qu’une idée en tête : effectuer les fonctions de façon sûre et efficace. Le sexe, l’âge et tout autre facteur démographique ne sont pas du tout considérés lorsqu’on accomplit ces tâches », rapporte le Capc Kingston.

« L’expérience et le leadership sont les seuls critères qui font pencher la balance dans les décisions relatives aux postes. Tout le monde est reconnu et respecté, ce qui fait que le service à bord du Regina est une expérience gratifiante et stimulante, que l’on fasse partie d’un groupe démographique majoritaire ou minoritaire. »

Bref, le point commun qui revient dans presque toutes les conversations sur les femmes dans la Marine est que bien que ce ne soit pas toujours facile, ça n’est jamais ennuyeux et nous continuons toujours d’évoluer et de nous intégrer dans une organisation où il n’y a aucun écart salarial fondé sur le sexe et où tout le monde bénéficie d’une chance égale de gravir les échelons.