Les capacités des officiers du cours MAR SS IV mises à l’épreuve lors d’un déploiement dans le Nord

Nouvelles du Pacifique / Le 30 septembre 2015

Par l’enseigne de vaisseau de 2e classe A.M. Patterson

Pour les officiers des opérations maritimes de surface et sous-marines (MAR SS) de la Marine royale canadienne, le cours MAR SS IV est reconnu comme l’un des plus importants tournants de leur carrière.

Cette année, la division MAR SS IV de Glace Bay a eu le privilège de participer à un déploiement à bord de deux navires, en route pour mener l’opération NANOOK 15 dans la partie ouest de l’Arctique canadien.

Au moment où les navires canadiens de Sa Majesté (NCSM) Nanaimo et Saskatoon quittaient Esquimalt, en C.-B., le 4 août 2015, les prévisions annonçaient des vents forts, des vagues de trois mètres en mer et de la pluie dans le Pacifique Nord, sans aucun changement prévu pour les dix jours à venir.

Au cours des six jours suivants, nos sens ont été mis à l’épreuve, nos pieds marins ont durci et nos uniformes sont devenus salés pendant qu’on piquait en ligne droite dans le Pacifique Nord jusqu’à notre premier arrêt après avoir parcouru un trajet de plus de 3 500 milles nautiques.

À bord du NCSM Nanaimo, l’excitation était palpable : les membres d’équipage étaient de bonne humeur malgré la pluie, le brouillard et la haute mer qui étaient constamment au rendez-vous au cours des six jours de traversée du Pacifique Nord, d’Esquimalt jusqu’à Dutch Harbour, en Alaska.

Chaque jour permettait de tester continuellement les connaissances et de profiter d’une occasion d’apprentissage auprès d’un équipage expérimenté. Le service quotidien comprenait les tâches suivantes : exécuter les quarts de garde, maintenir les opérations des navires et participer aux exercices d’intervention d’urgence comme la lutte contre l’incendie, la récupération d’un membre du personnel tombé par-dessus bord ou la protection des forces.

Ces exercices permettent de préparer les membres de l’équipage à intervenir dans des situations réelles où le navire et l’équipage sont seuls, à des centaines de milles marins de l’aide. Il est essentiel que l’équipe soit cohésive, qualifiée et capable d’intervenir avec des ressources limitées.

Le brouillard et la haute mer s’étant finalement dissipés en début d’après-midi du 9 août, on pouvait apercevoir les côtes froides et inhospitalières des îles Aléoutiennes. Les rochers gris foncé des îles se dressent et s’immiscent dans la ligne d’horizon, les sommets gelés des volcans éteints depuis longtemps planent au-dessus de la rangée de nuages de couches inférieures. Les navires ont été accueillis par des bandes de baleines, ouvrant une brèche dans les eaux froides et noires au loin, et les marsouins communs dirigeaient la proue de notre navire dans la baie.

La possibilité de participer à un déploiement dans le cadre d’un exercice a approfondi l’instruction du MAR SS IV. Travaillant de concert avec le NCSM Saskatoon, les officiers subalternes à bord ont eu une expérience unique d’entraînement dans la partie ouest de l’Arctique canadien, une expérience qui n’a jamais été vécue depuis plus de 60 ans.