Le Programme d’enrôlement des Autochtones rappelle des souvenirs à un recruteur

Nouvelles de la Marine / Le 3 juin 2019

Par Ryan Melanson

Quand le maître de 2e classe (M 2) Katerina Stewart s’est inscrite au cours de formation préalable au recrutement des Autochtones en 2002, elle était jeune et incertaine au sujet de son avenir après l’école secondaire et elle cherchait à savoir ce que la vie militaire pouvait lui offrir.

« J’ai décidé de m’inscrire pour découvrir ce qu’il en était et j’ai fini par m’y plaire vraiment », a affirmé le M 2 Stewart, qui a grandi dans le village de New Aiyansh en Colombie‑Britannique.

« Je me suis dit que j’y consacrerais trois ans, puis que je rentrerais chez moi, mais ma carrière m’a fait découvrir tellement d’endroits où je n’avais jamais pensé me rendre. Finalement, j’ai aimé cette vie encore plus que je m’y attendais. Et me voici maintenant, ici, presque 17 ans plus tard! »

Elle a récemment eu la chance de faire sa part envers le programme axé sur les Autochtones qui avait amorcé sa propre carrière dans les FAC; en effet, elle a été un des recruteurs affectés cette année au Programme d’enrôlement des Autochtones des Forces canadiennes (PEAFC) à Halifax et elle a soutenu un groupe de jeunes qui suivaient une voie semblable à celle qu’elle avait empruntée dans le passé.

Les 16 participants ont été introduits aux trois éléments des FAC et ont pu voir des militaires à l’œuvre dans différentes spécialités au cours des trois semaines qu’ils ont passées dans la région de Halifax. Tandis qu’ils s’efforçaient d’absorber la multitude de détails qui leur étaient communiqués pendant ces journées chargées, la possibilité de parler à un recruteur les a aidés à cerner les choix de carrière possibles.

« Nous sommes ici pour les guider, répondre à leurs questions et voir comment différents emplois pourraient correspondre à ce qu’ils aimeraient faire », a expliqué le M 2 Stewart.

« Le but consiste à leur faire découvrir ce que les forces armées ont à leur offrir et quels genres d’options leur sont accessibles. »

Elle travaille actuellement comme recruteur au CRFC Toronto, mais le M 2 Stewart est manœuvrière de son métier et elle a connu sur la côte ouest une carrière occupée qui a notamment comporté un déploiement à l’appui de la mission en Afghanistan, en 2006‑2007, dans la mer et le golfe d’Oman. Elle s’apprête à reprendre la mer à bord du NCSM Toronto et elle se dit enthousiasmée à l’idée de naviguer sur la côte est.

Elle a déclaré que son affectation à l’appui du PEAFC a été une excellente occasion de découvrir la ville de Halifax, tout en apprenant à connaître les jeunes recrues, et elle a ajouté qu’en observant leur croissance personnelle tout au long du programme, elle s’est rappelé sa propre expérience.

« Chose certaine, cela m’a rappelé beaucoup de souvenirs. C’est formidable d’avoir pu faire leur connaissance au tout début, puis de voir l’énorme changement qui s’est opéré en eux maintenant que nous touchons à la fin du programme. Ils s’épanouissent vraiment et prennent de l’assurance en très peu de temps; contribuer à cette évolution est enrichissant. »

Article publié avec l’autorisation du journal Trident