Le parcours d’un navire d’un déploiement à l’autre

Nouvelles de la Marine / Le 16 mai 2019

Par l’enseigne de vaisseau de 1re classe Matthew Mooney

Il faut bien de la préparation pour qu’un navire et son équipage soient prêts à larguer les amarres et à prendre la mer à l’appui des opérations canadiennes dans le monde entier. Le processus commence dès que le navire revient de son déploiement précédent.

Un navire de guerre est comme une ville flottante qui soutient constamment son équipage. Après un long déploiement à l’étranger, le navire doit s’amarrer à un quai pendant une période de maintenance au cours de laquelle tout ce qui s’est détérioré peut être réparé ou remplacé.

Le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Ottawa a commencé à se préparer en septembre 2018 lorsqu’il est revenu d’un déploiement estival dans le cadre de l’exercice Rim of the Pacific (RIMPAC).

Au cours du mois d’octobre, des travaux ont été menés sur un certain nombre de systèmes différents pour que le navire dispose de l’attirail de combat complet. Les logiciels et le matériel ont été remplacés afin de s’assurer que les marins possèdent le meilleur équipement possible pour les appuyer dans leurs missions.

Mais il n’y a pas que l’équipement qui a changé.

L’équipage d’un navire de guerre est dynamique; il est constamment complété au fur et à mesure que les membres d’équipage prennent des congés ou suivent des cours de formation professionnelle, ou quittent l’unité ou y arrivent dans le cadre d’affectations. Ainsi, en plus du nouvel équipement, il y a toujours de nouveaux membres du personnel à entraîner et à encadrer dans leurs nouveaux rôles ou, dans bien des cas, dans leur nouveau navire.

En février, alors qu’il participait au cours du commandant de sous-marin, l’Ottawa a invité Entraînement maritime (Pacifique) pour l’aider à encadrer l’équipe dans le cadre d’un programme d’instruction assistée de disponibilité opérationnelle (navire). Au cours de ce programme, Entraînement maritime a fait participer l’équipage, dont certains membres travaillaient ensemble pour la première fois, à des exercices visant à mettre en évidence les points à améliorer.

Ce programme vise à aider toutes les organisations à bord des navires de la Marine royale canadienne (MRC). Il y a des engagements de guerre simulés, des exercices de tir, des simulations d’arraisonnement et des exercices de lutte contre les avaries. Tous ces éléments aident les nouveaux et les anciens membres de l’équipage du navire à mieux comprendre leur rôle de soutien du navire dans son ensemble.

En plus de l’instruction en mer, Entraînement maritime (Pacifique) aide la flotte de la côte Ouest à se préparer aux opérations à venir en donnant une instruction ciblée. En ce qui concerne l’équipe à la passerelle, les chefs de quart ont été amenés à l’École navale (Pacifique) où ils ont eu l’occasion de perfectionner leurs compétences en gestion des ressources à la passerelle et de s’exercer à la navigation de précision. Les simulateurs leur donnent l’occasion de régler les petits détails et la circulation de l’information qui est si essentielle à la navigation au Canada ou ailleurs dans le monde.

En mars, l’équipe d’arraisonnement des navires de l’Ottawa a mené un entraînement d’équipe qui a été supervisé par l’École navale (Pacifique) et Entraînement maritime (Pacifique). Cet entraînement visait à former l’équipe de dix personnes chargée par la MRC d’arraisonner et de fouiller les navires pendant un déploiement. Il comprenait le maniement des armes, le tir tactique, la descente en rappel et les combats rapprochés.

Afin de former l’organisme de lutte contre les avaries, l’équipage de l’Ottawa a effectué un entraînement à Galiano, situé à Colwood (C.-B.), en avril. Galiano est une installation à la fine pointe de la technologie où l’équipage du navire peut s’exercer à lutter contre les incendies dans des salles de simulation d’incendie, et où les marins peuvent s’exercer à colmater des fuites dans des conditions sécuritaires et contrôlées. Cet entraînement réaliste prépare les marins aux pires scénarios auxquels ils pourraient être confrontés en mer.

Au cours des prochaines semaines, le Service des opérations de l’Ottawa réalisera un entraînement axé sur la détection, la localisation et le suivi des menaces possibles afin de préparer un déploiement à venir.

De plus, l’Ottawa mènera un entraînement sur les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires dans le cadre duquel le navire et son équipage simuleront le fait de se retrouver au sein d’une attaque chimique. Cela permettra à l’équipe d’être complètement préparée à faire face à tout ce qui pourrait se produire dans l’avenir.

Tout cet entraînement vise un seul but : préparer le navire à effectuer son prochain déploiement. Afin de déterminer si le navire est prêt à être déployé, l’Ottawa prendra la mer de nouveau en juin avec Entraînement maritime (Pacifique) à bord pour l’Instruction de disponibilité opérationnelle – niveau intermédiaire (navires multiples). Pendant cette Instruction, l’équipage sera mis au défi de toutes les façons possibles pour s’assurer que les marins sont prêts à aider, prêts à diriger et prêts à combattre.