Le nouveau premier maître de la MRC affirme que l’avenir est prometteur

Nouvelles de la Marine / Le 12 juillet 2019

Par Ryan Melanson

Le nouveau premier maître de la Marine royale canadienne (MRC) sera un visage familier pour les nombreux membres qui ont passé du temps à la base des Forces canadiennes (BFC) Halifax ou avec la Flotte de l’Atlantique.

Le premier maître de 1re classe (PM 1) David Steeves a servi la majeure partie de sa carrière sur la côte est, en commençant par sa première affectation au Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Skeena en 1990. Il a également navigué à bord des NCSM Nipigon, Charlottetown, Athabaskan et Iroquois, en plus d’un certain nombre d’affectations à terre, et il a été premier maître de la BFC Halifax pendant un an, de 2017 à 2018. Il a ensuite été nommé premier maître des Forces maritimes du Pacifique (FMAR(P)), où il s’est familiarisé avec les affaires de la MRC sur la côte ouest.

Maintenant, avec trois décennies de service derrière lui, le marin de Riverview, au Nouveau‑Brunswick, se retrouve à Ottawa en tant que sous-officier supérieur de la MRC. Il a pris la relève du premier maître de la MRC précédent, le PM 1 Michel Vigneault, le 12 juin lors de la cérémonie de passation de commandement de la MRC à Halifax.

Alors que le poste de sous-officier supérieur comporte une longue liste de nouvelles exigences et responsabilités, le PM 1 Steeves a dit qu’il continuerait de promouvoir des attitudes positives et même d’encourager les marins à s’amuser un peu au travail, ce sur quoi il a mis l’accent tout au long de sa carrière.

« S’amuser est ma priorité numéro un. Si les gens sont heureux au travail, tout se passe mieux. »

Il a ajouté qu’il était reconnaissant de son passage d’un an aux FMAR(P) avant de prendre la relève à Ottawa, ce qui lui a donné un cours intensif très nécessaire dans les différences subtiles dans la façon dont les deux côtes fonctionnent. Dans un travail qui implique la planification de la relève et la supervision des 109 PM 1 sous son commandement, il est essentiel de très bien comprendre l’organisation.

« Maintenant, après avoir passé du temps aux FMAR(P), j’ai vraiment l’impression de connaître tous nos PM, et c’est extrêmement important lorsqu’il s’agit de gérer leur carrière », a-t-il dit.

La prise en charge de la santé physique et mentale du personnel de la MRC et de leurs familles demeurera une priorité pour la nouvelle équipe de commandement, en poursuivant l’approche « Notre personnel d’abord, la mission toujours » qui a été mise en évidence au cours des dernières années. Des efforts sérieux sont déployés pour empêcher l’épuisement professionnel chez les marins, et très peu de personnes passent plus de 180 jours en mer par an, a déclaré le PM 1 Steeves.

Cela dit, il y aura beaucoup de travail et de choix difficiles à faire, et une partie du rôle du PM 1 du Commandement consiste à communiquer l’intention derrière ces décisions difficiles à d’autres PM et aux marins de la MRC.

« L’éducation de notre personnel est essentielle. Les marins n’ont pas nécessairement besoin d’aimer chaque décision, mais ils doivent comprendre le raisonnement derrière elle et ce que nous essayons de faire. »

Le PM 1 Steeves entre dans le rôle au cours d’une période passionnante pour la MRC, en prévision d’une revitalisation à venir qui verra une moyenne d’un nouveau navire de la MRC livré chaque année au cours de la prochaine décennie et demie. Il a fait remarquer que le recrutement et le maintien en poste continueront d’être importants pour s’assurer que les nouveaux navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique, les navires de soutien interarmées et les navires de combat de surface canadiens peuvent être dotés d’équipages le moment venu.

« Nous devons nous assurer de faire preuve de diligence raisonnable. Nos nouveaux centres d’entraînement doivent être établis et prêts à partir pour assurer un changement en douceur de la frégate canadienne de patrouille au nouveau combattant de surface canadien », a déclaré le PM 1 Steeves, ajoutant que les membres supérieurs devront également faire leur part dans l’adoption de nouvelles technologies et faire preuve de flexibilité avec des changements dans la façon dont la marine dote et exploite ses navires de guerre.

« Nous craignons toujours un peu l’inconnu, mais nous devons garder l’esprit ouvert au changement alors que nous nous dirigeons vers lui. Nous allons leur donner tous les outils dont ils ont besoin pour s’acquitter de leurs tâches. »

Article publié avec l’autorisation du journal Trident