Le NCSM Windsor rentre à la maison après 133 jours en mer

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Nouvelles de la Marine / Le 27 juin 2018

De Ryan Melanson

Après avoir été à la tête du sous-marin canadien Windsor pendant plus de quatre ans, le capitaine de frégate Peter Chu avoue avoir trouvé étrange d’observer depuis la jetée son arrivée à Halifax, le 20 juin 2018.

« Je n’ai pas pu m’empêcher de critiquer chaque manœuvre du sous-marin à son approche, plaisante-t-il, mais je suis également très fier de ce que l’équipage a accompli. »

Le retour du Windsor marque la fin de 133 jours en mer, le déploiement le plus long à ce jour pour un sous-marin de la classe Victoria. Le Capf Chu a été le commandant du navire pour la majeure partie du déploiement, notamment lors des exercices et des opérations de l’OTAN en mers Baltique et Méditerranée. Le 3 juin à Cadix, en Espagne, il a remis le commandement du Windsor au capitaine de corvette William Matheson, qui a commandé l’équipage pendant les dernières semaines, lors de la traversée de l’Atlantique vers Halifax.

« Le fait que cette passation de commandement ait eu lieu à ce moment-là témoigne de la confiance de nos supérieurs envers l’instruction et les compétences de nos sous-mariniers et officiers. Le Capc Matheson a ainsi eu l’occasion d’intervenir et de se mouiller les pieds, déclare le Capf Chu. »

Ce déploiement du Windsor, en plus d’avoir battu le record du nombre de jours consécutifs en mer, était le premier d’un sous-marin canadien en Méditerranée en quatre décennies. Sachant que le NCSM Chicoutimi, sur la côte ouest, est récemment revenu de son propre déploiement de six mois en Asie-Pacifique, et que le NCSM Victoria est sorti du carénage et a entrepris une croisière d’endurance, il va sans dire que la force sous-marine canadienne traverse actuellement une période excitante.

Le travail effectué en Méditerranée, y compris l’entraînement aux côtés des navires de guerre et des aéronefs de huit pays partenaires pendant l’exercice DYNAMIC MANTA de l’OTAN, a permis aux 59 membres d’équipage de tirer des leçons qui leur seront utiles lors de futures missions, selon le Capc Matheson.

« Nous avons obtenu de très bons renseignements sur ce dont un sous-marin a besoin pour fonctionner dans un théâtre aussi dynamique que la Méditerranée. C’est une région du monde où la circulation est dense. De nombreux autres pays la fréquentent, et nous devons avoir une bonne interopérabilité avec eux pour pouvoir intervenir efficacement. »

Le Windsor a également participé à l’opération SEA GUARDIAN de l’OTAN, qui visait à dresser un tableau actualisé des activités quotidiennes des routes maritimes en Méditerranée afin de favoriser un environnement maritime sécuritaire.

La Marine royale canadienne cherche ainsi à souligner l’importance de la région euroatlantique, dans le cadre de l’engagement du Canada d’aider l’OTAN à y maintenir la paix et la sécurité.

« J’ai eu le privilège de prendre la relève et de ramener le navire au pays, mais l’équipage mérite d’être félicité pour le travail accompli et les succès remportés, déclare le Capc Matheson. »

Pour les sous-mariniers comme le maître de 2e classe Matthew Larkin, le retour au pays en temps opportun signifie qu’ils peuvent profiter des mois d’été avec leurs familles après avoir passé le printemps en mer. Malgré l’expérience positive du déploiement et de l’entraînement à l’étranger, il est toujours difficile de s’absenter pendant une longue période, selon le M 2 Larkin. Celui-ci a été accueilli à la jetée par sa femme Jennifer accompagnée de ses enfants Michael et Isabelle, aux côtés d’autres familles, amis et collègues, d’officiers supérieurs et de la Musique Stadacona — qui étaient tous là pour assister à l’arrivée des sous-mariniers.

« Après avoir fermé l’écoutille, nous avons accompli notre routine quotidienne, notre boulot, sans rechigner, mais nous avions hâte de revoir notre famille et notre foyer. Je suis vraiment content d’être de retour, ajoute le M 2 Larkin. »

Article publié avec l’autorisation du Trident