Le NCSM Ville de Québec part avec Cyclone pour l’Op REASSURANCE

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Nouvelles de la Marine / Le 18 juillet 2018

Par Ryan Melanson

L’aviation maritime canadienne a franchi une nouvelle étape importante, le 18 juillet 2018, lorsque le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Ville de Québec a quitté le port pour aller participer à l’opération REASSURANCE avec un hélicoptère CH-148 Cyclone embarqué et un détachement aérien d’hélicoptères.

Ce départ marque le premier déploiement opérationnel du nouvel hélicoptère et l’aboutissement de plus de trois années d’essais, d’évaluation et d’entraînement.

Le Colonel Sid Connor, commandant de la 12e Escadre Shearwater, était sur la jetée pour s’entretenir avec l’équipage et le personnel de soutien avant leur départ pour la mission d’environ six mois, qui sera axée sur l’appui aux mesures d’assurance de l’OTAN en Europe centrale et en Europe de l’Est.

« C’est un changement incroyable pour nos équipages aériens; c’est le début du prochain chapitre des opérations d’hélicoptères maritimes, en collaboration avec la Marine, peu importe où le Canada choisit de nous envoyer. C’est une période fort énergisante », a souligné le Col Connor.

Le Cyclone compte de nombreuses améliorations technologiques comparativement aux CH-124 Sea King, notamment en matière de vitesse de vol, de distance, de capteurs et des communications. Le Cyclone opère à partir d’une frégate avec le même équipage de quatre personnes qu’un Sea King, mais comme de nombreuses tâches ont été automatisées, le personnel a plus de temps à consacrer au soutien du navire.

« Ce qui a changé, ce sont les types de tâches qu’ils accompliront, l’éventail de tâches qu’ils pourront réaliser et le niveau d’efficacité que les équipages tireront de l’équipement », a ajouté le Col Connor.

Bien que cette étape importante fût une source de fébrilité, le jour du départ était haut en émotions à l’arsenal. Des centaines de familles et d’amis sont venus saluer l’équipage. Avant que le Ville de Québec ne quitte le port, beaucoup de larmes ont été versées et beaucoup d’accolades ont été données.

Le Capf Scott Robinson, commandant du navire, est le père d’un garçon de cinq ans et d’une fillette de trois ans. Il a affirmé que c’est toujours difficile d’être loin de sa famille, en ajoutant que la difficulté est exacerbée par le fait qu’il doive rater des étapes marquantes, comme le premier jour d’école de son fils, en septembre.

« C’est difficile pour nos familles, et sans leur soutien, nous n’aurions pas été en mesure d’accomplir ce que nous avons accompli jusqu’à présent ou ce que nous accomplirons au cours des six prochains mois. »

Pendant la mission à l’étranger, les membres de l’équipage continueront de s’appuyer sur leur famille, a-t-il ajouté.

« Je demande à tous les membres de nos familles ici présents aujourd’hui de continuer à offrir du soutien positif à leurs proches à bord du Ville de Québec, parce que leur amour contribuera à la réussite de notre mission et nous permettra de nous concentrer sur le travail à faire. »

Cette mission consistera principalement à appuyer les mesures d’assurance et de dissuasion de l’OTAN dans la mer Baltique et en Méditerranée. Le navire est sur le point de se joindre au 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l’OTAN, une force navale composée de navires de divers pays alliés, afin de continuer le rôle que jouait jusqu’à tout récemment le NCSM St. John’s. Le NCSM Ville de Québec et son Cyclone embarqué effectueront des patrouilles à la surface et sous la surface de la mer, tout en participant à des exercices d’entraînement pour maintenir le niveau élevé de disponibilité opérationnelle de l’équipage et s’assurer que le groupe opérationnel est apte au combat.

Le Capf Robinson a également remercié ceux qui ont aidé son équipe à atteindre le niveau de disponibilité opérationnelle actuel, notamment le personnel de l’Entraînement maritime (Atlantique) et de l’Installation de maintenance de la Flotte Cape Scott, ainsi que les membres de l’équipage, qui ont consacré de longues heures et qui ont dû surmonter des obstacles en se préparant au déploiement.

« Le navire et l’équipage ont fait beaucoup de progrès depuis que j’ai pris le commandement il y a presque un an. Nous sommes prêts à aider, prêts à diriger et prêts à combattre. »

 

Article publié avec l’autorisation du journal Trident