Le NCSM TORONTO détruit des stupéfiants en mer

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Nouvelles de la Marine / Le 4 juillet 2013

De la fin mars 2013 au début juin 2013, le NCSM TORONTO a intercepté plus de 1,3 tonne d’héroïne et environ six tonnes de haschich dans le cadre d’opérations de lutte contre le terrorisme avec la Force opérationnelle multinationale 150 une force opérationnelle navale. Dans le cadre de ses tâches, le NCSM TORONTO, avec un CH-124 Sea King, a non seulement intercepté les stupéfiants illégaux, mais les a également détruits.

La région de l’océan Indien est connue comme un des passages maritimes les plus occupés du monde. Chaque année, plus de 23 000 mouvements d’expédition de marchandises y sont effectués. Malgré l’ampleur de l’activité maritime, le NCSM TORONTO a connu beaucoup de succès dans la perturbation des mouvements de stupéfiants dans la région.

Le NCSM TORONTO tire profit des compétences éprouvées et de l’expérience de chaque membre de l’équipage. Dans la plupart des cas, les stupéfiants sont cachés extrêmement bien à bord des navires, mais les membres de l’équipe d’arraisonnement sont entraînés pour les trouver. « Ils sont devenus de vrais experts pour trouver des stupéfiants dans les emplacements les plus inhabituels », déclare le capitaine de frégate Jeff Hamilton, commandant du NCSM TORONTO.

À titre d’officier du génie des systèmes de combat, le lieutenant de vaisseau Greg Walker a pu observer en personne le travail des membres de l’équipe d’arraisonnement. « Les navires sont fouillés systématiquement pour garantir que nous n’avons rien manqué. S’il y a quelque chose, nous le trouverons », explique le Ltv Walker.

Lorsque les stupéfiants sont confisqués, ils sont catalogués, répertoriés et rangés sous clef dans un endroit sécuritaire à bord du NCSM TORONTO jusqu’à ce que l’ordre soit donné de les détruire. Une fois l’ordre reçu, ils sont répertoriés de nouveau et préparés en vue de la destruction.

Les méthodes de destruction de stupéfiants varient selon le type de stupéfiant, l’environnement et les conditions météorologiques. Dans la plupart des cas, ils sont jetés par-dessus bord et l’équipage s’assure qu’ils coulent.

Dans certains cas, ils sont détruits à l’aide d’explosifs par l’équipe de démolition navale, composée d’officiers spécialement entraînés et de manœuvriers du service du pont.

Le 24 mai 2013, l’équipage du navire a mis à profit son expérience pour détruire 300 kilos d’héroïne à l’aide d’explosifs. Dans ce cas, ses membres ont été en mesure d’adopter un dispositif approprié pour détruire l’héroïne qui a dirigé l’explosion vers l’intérieur et a vaporisé les substances illicites dans une grande boule de feu. Ils ont placé les stupéfiants dans des boîtes, les ont scellées et les ont détruites sur un radeau.

La sécurité est notre priorité. Jusqu’à ce que le radeau soit débarqué du navire et prêt à être détruit, l’effectif sur le pont est réduit au minimum et les explosifs et les mèches sont conservés séparément.

Avant la détonation le 24 mai, une série de vérifications ont été effectuées à l’aide de la surveillance aérienne, de vérifications visuelles à partir de la surface et de l’écoute des systèmes soniques sous-marins pour confirmer qu’aucune vie marine ou bâtiment ne se trouvaient dans les parages. Il s’agit là de la procédure normale pour assurer la gérance environnementale.

Comme l’explosion a vaporisé le contenu, il n’y avait que très peu de débris. « En raison de la composition et de la conception du radeau, ainsi que du type d’explosion, il n’existait que fort peu de risque de contaminer l’environnement et la vie marine avec les stupéfiants, qui ont été entièrement détruits par l’explosion », explique le Capf Hamilton.

Néanmoins, peu après chaque opération de démolition, une petite équipe est envoyée à bord de l’embarcation gonflable à coque rigide (RHIB) du navire pour vérifier qu’il ne reste aucun morceau de plastique ou débris qui flotte à la surface. Le 24 mai, tout a été éliminé par l’explosion. Mission accomplie.

Les interceptions de narcotiques font partie des nombreuses opérations menées par le NCSM TORONTO. Le trafic de stupéfiants dans la mer d’Oman et dans les régions avoisinantes constitue une source de financement reconnue pour les organisations terroristes. La destruction des stupéfiants représente la dernière étape dans le processus visant à faire en sorte que les drogues finançant les organisations terroristes ne se rendent pas à destination.

Comme le dit le Capf Hamilton : « L’interception des stupéfiants illégaux dit clairement aux organisations terroristes que les voies de communication maritimes ne serviront pas à soutenir le financement des activités terroristes et de la croissance de ces organisations. »

Le travail du NCSM TORONTO démontre que la communauté internationale ne tolérera pas le mauvais usage des eaux internationales.