ARCHIVÉE - Le NCSM Regina procède à des exercices de préparation à la défense CBRN en prévision de l'Opération ARTEMIS

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NCSM Regina - OP ARTEMIS / Le 15 janvier 2014

Par le Ltv Mark Fifield, OAP Op ARTEMIS Roto 4

Ce n'est pas tous les jours qu'on voit des marins portant des masques à gaz et de l'équipement de protection individuelle (EPI) sur les ponts des navires canadiens de Sa Majesté (NCSM). Or, c'est la scène à laquelle on pouvait assister à bord du NCSM Regina, alors que l'équipage du navire exécutait, en prévision de l'Opération ARTEMIS, des exercices de préparation à la défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire (CBRN) durant sa traversée du Pacifique en janvier dernier.

Les exercices de préparation à la défense CBRN permettent de préparer les NCSM déployés dans des missions à l'étranger à fonctionner efficacement, avec un minimum d'impact sur le rythme des opérations et sans subir trop de pertes, dans un environnement CBRN. À ce titre, le navire et son équipage doivent être bien équipées et formés afin de survivre et de combattre dans un environnement contaminé par des armes chimiques et des agents biologiques ou en présence de ceux-ci, ou encore lorsqu'il y a présence ou utilisation d'armes nucléaires ou de dispositifs explosifs nucléaires.

En raison des contraintes supplémentaires et inhabituelles qu'ils imposent sur l'espace de bataille, les dangers CBRN représentent un défi particulier pour les commandants opérationnels. De plus, les armes CBRN sont peu fréquentes en contexte de guerre en comparaison des armes conventionnelles, ce qui peut susciter un faux sentiment de sécurité quant à la probabilité future d'une telle menace.

La conduite d'opérations en mer dans un environnement présentant des dangers CBRN comporte de nombreux défis. Le port du masque à gaz et de l'EPI peut devenir gênant si l'on doit effectuer des activités physiques exténuantes, par exemple les travaux sur les ponts supérieurs des NCSM dans un climat chaud. Dans de tels contextes, le personnel se fatigue rapidement, ce qui nécessite qu'il soit remplacé plus fréquemment par des forces fraîches après de courtes périodes d'activité.

Les opérations en mer dans un environnement de menace CBRN nécessitent aussi beaucoup de temps, puisque l'ensemble du personnel exposé à la contamination doit passer par l'un des deux postes de décontamination du navire avant de pouvoir pénétrer à l'intérieur du bâtiment. De plus, les nombreuses portes et écoutilles du navire se referment en cas de menace CBRN de niveau élevé, de sorte que les déplacements à bord du navire nécessitent plus de temps et plus d'efforts.

Malgré tout, les NCSM possèdent de solides capacités et contremesures de défense CBRN, dont notamment : une série de compartiments intérieurs étanches (citadelle); un système de gicleurs extérieur (système d'arrosage préventif) qui empêche les contaminants d'adhérer à la surface du navire; deux postes de décontamination extérieurs; ainsi que quatre centrales de filtration CBRN qui décontaminent l'air pris de l'extérieur. En dernier recours, les NCSM peuvent tout simplement s'éloigner à distance sécuritaire de la menace en emportant toutes ces capacités avec eux.

Selon le Ltv Jeffrey Seburn, officier d'état-major de la défense CBRN de la Marine royale canadienne : « L'entraînement à haute intensité en mer permet à l'équipage de surmonter le sentiment de peur propre aux menaces CBRN et, ainsi, d'accomplir la mission à réaliser et de continuer à se battre. »

« Bien que la probabilité d'une attaque de nature CBRN soit relativement faible, nous devons être en mesure de mener à bien des opérations dans des régions du monde où la prévalence de matériaux industriels toxiques est considérable, déclare le Capf Daniel Charlebois, commandant du NCSM Regina. Les exercices de préparation à la défense CBRN ont fourni à l'équipage une précieuse expérience et une confiance accrue en ce qui a trait à la robustesse du navire dans les environnements où il y a présence de menaces CBRN. »

Il est entendu que la flotte n'a pas autant qu'elle le voudrait l'occasion de procéder à la formation de tout l'équipage du navire en défense CBRN. Par conséquent, le personnel du FMAR(A) N5 - Disponibilité opérationnelle a préparé un programme de cinq jours conçu pour les navires en voie de déploiement afin qu'ils se familiarisent avec leurs capacités et leurs contraintes lors des opérations dans un environnement CBRN. L'équipe de formation en défense CBRN regroupe un amalgame d'experts en la matière provenant de l'ensemble des FAC, y compris du FMAR(A) N52, de la FLTCANPAC, de la Division de contrôle des avaries de l'EFFC Esquimault et de l'École des pompiers et de la défense CBRN des Forces canadiennes de Borden, en Ontario.