Le NCSM Ottawa réussit un engagement de missile à plusieurs niveaux.

Nouvelles de la Marine / Le 10 juillet 2017

Par le sous-lieutenant Jacob Booth

Le NCSM Ottawa a franchi une nouvelle étape récemment, alors qu’il a réussi un engagement de missile à plusieurs niveaux contre un Hammerhead dans le cadre de l’opération POSEIDON CUTLASS 17-1.

Après plusieurs semaines d’instruction, l’exercice s’est conclu par le déclenchement d’une impressionnante puissance de feu, à savoir le lancement d’un missile SeaSparrow évolué (ESSM) et des tirs du canon principal Bofors 57 Mark III et du système d’arme de combat rapproché de 20 mm.

Mené au large de la côte d’Okinawa, au Japon, une première pour la Marine royale canadienne, l’essai visait à démontrer les capacités de l’ESSM en mode missile surface-air en mode surface-surface (SASS) contre une petite embarcation, un type d’attaque pouvant être utilisé dans le cadre d’une guerre asymétrique.

La cible pour l’exercice a été produite par QinetiQ Target Systems Canada (anciennement Meggitt), une entreprise canadienne située à Medicine Hat, en Alberta. Destinées à être détruites, ces cibles offrent une occasion exceptionnelle au personnel de la marine de mettre en pratique leurs savoir-faire et d’utiliser les systèmes d’armes à leur pleine capacité.

Rien n’a été laissé au hasard et le personnel a pris part à d’innombrables heures de formation et d’étude. Du parachèvement de la liste de vérification des tâches de chacun, au réglage optimal des armes et des capteurs, en passant par la mise au point de scénarios de plus en plus complexes, l’équipe de la salle des opérations s’est affairée à parfaire ses compétences opérationnelles et son esprit guerrier, non seulement pour assurer le succès du tir, mais aussi pour défendre le navire contre les menaces asymétriques que représentent les petites embarcations.

Même si tout était déjà au point au moment où le NCSM Ottawa est arrivé sur le polygone, l’opérateur de conduite de tir, le matelot de première classe Derek Urichuk, note qu’une grande fébrilité qui régnait dans la salle des opérations : « L’excitation était à son comble d’un bout à l’autre du navire alors que nous attendions impatiemment que le tir ait lieu. »

Le décompte de la liste de vérification a commencé tôt le matin pour culminer jusqu’à l’alarme de combat et le branle-bas de combat en milieu de matinée.

Se rapprochant à grande vitesse, la cible se dirigeait vers le NCSM Ottawa pour simuler une attaque par une petite embarcation, ce qui a alerté l’équipe de guerre de surface. Alors que le contrôleur de guerre de surface du navire, le maître de 1re classe Éric Lemay, criait les ordres, l’équipe s’est affairée à utiliser les multiples niveaux de son système de défense, d’abord avec le lancement d’un missile, puis de tirs du canon principal de 57 mm, suivi de tirs du système d’arme de combat rapproché de 20 mm, ce qui a mené à la neutralisation définitive de la cible et à la disparition de la menace contre le navire.

Interrogé sur son expérience, l’officier de quart, le Lieutenant de vaisseau Stephan Oxley, a déclaré, « Le fait de participer à cet exercice a été un moment fort de ma carrière – c’est pour cela que je suis entré dans la Marine! ».

Cet exercice, combiné avec le tir de missile précédent qui a eu lieu en mars au large des côtes de San Diego, en Californie, a démontré la capacité de la Marine à conduire et soutenir la mise sur pied d’une force d’outre-mer. L’acquisition des connaissances et des compétences liées à la logistique complexe de ce type d’opération faisait partie des objectifs de l’opération POSEIDON CUTLASS 17-1. Ainsi, dans le cadre de l’exercice on a réapprovisionné les navires avec des missiles alors qu’ils bordaient les côtes de Guam, et avec des cibles alors qu’ils étaient en Malaisie.

Grâce à une préparation et une formation intensives, la MRC a réussi avec succès un engagement de missile à plusieurs niveaux. Cet épisode n’est qu’un des nombreux faits saillants liés à la mission du NCSM Ottawa et l’équipage continue sa mission de maintien de la paix dans la région Indo-Asie-Pacifique, ce qui permet de renforcer l’engagement diplomatique du Canada et nos relations en matière de défense avec nos alliés.

Merci au journal Lookout pour cet article.