Le NCSM Nanaïmo patrouille les détroits et les passages; comment est-il prêt à aider?

Nouvelles de la Marine / Le 3 juillet 2020

Par le lieutenant Chelsea Dubeau

Il est 10 h 15, un matin frais en mer, jour sept du navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Nanaïmo. Le NCSM s’est joint récemment à l’exercice 20-01 du groupe opérationnel, après une semaine de repos.

Presque chaque jour, à cette heure, selon la position du navire, l’appel est donné afin de lancer l’embarcation pneumatique à coque rigide (RHIB).

Le pont de dragage grouille d’activités à mesure que les principaux intervenants assument leurs rôles. Le patron d’embarcation RHIB présente son exposé à l’équipage. La mission : l’embarcation RHIB du Nanaïmo effectuera des patrouilles de connaissance de la situation maritime (CSM) dans les bras de mer étroits des régions éloignées du littoral de la Colombie‑Britannique, certaines parties étant inaccessibles au navire lui-même.

« La CSM consiste principalement à savoir ce qui se passe sur votre territoire maritime, indique le capitaine de frégate (capf) Jason Bergen, commandant du Nanaïmo.

Vous devez établir une base de référence, examiner et comprendre les habitudes de vie, faire la distinction entre ce qui est normal (remorqueur et remorquage, navires de pêche et citoyens canadiens qui ne font que naviguer), et ce qui est inhabituel. »

En plus de déterminer ce qui est inhabituel, les marins en patrouille ont également l’occasion de voir des choses qui leur semblent tout à fait extraordinaires : des ours noirs à la recherche de nourriture, des phoques qui se prélassent sur la plage et des épaulards qui surgissent de manière spectaculaire au loin.

En présence de mammifères marins, le moteur de l’embarcation RHIB est immédiatement coupé afin de ne pas les déranger.

L’équipage navigue silencieusement et profite du moment.

Lorsque les baleines sont passées en toute sécurité, l’embarcation RHIB poursuit sa mission. Il y a encore des lieux à visiter et des personnes à rencontrer. Les patrouilles ne portent pas uniquement sur les navires, elles concernent aussi les personnes.

« Nous sommes ici pour les Canadiens et les Canadiennes, affirme le Capf Bergen. Nous faisons des vérifications de mieux-être. Les personnes sont reconnaissantes lorsque nous nous approchons d’eux avec l’embarcation et que nous leur demandons « Comment allez-vous? Est-ce que tout va bien? »

Dans certaines régions éloignées, les personnes ne voient personne d’autre que nous. C’est bon de voir un visage amical. »

Bien que les patrouilles jouent un rôle important dans les activités quotidiennes, elles ne sont qu’une partie de la mission générale qui consiste à être prêt à fournir du soutien.

La disponibilité opérationnelle porte sur tous les types d’activités et comprend les conférences quotidiennes, les exercices d’entraînement et les démonstrations qui ont lieu en vue d’aider l’équipage à conserver leurs capacités.

« La disponibilité opérationnelle, c’est notre travail. Il n’y a rien de nouveau », indique le capitaine de corvette Dave Schmidt, commandant en second du Nanaïmo.

Au milieu du chaos, nous sommes l’ordre. Je pense qu’il est très important de pouvoir rassurer les Canadiens et les Canadiennes; les Forces sont présentes et si les choses tournent mal, nous sommes là pour aider. »