Le drone Snyper ouvre la voie aux futurs systèmes

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Innovation / Le 12 octobre 2018

La Marine royale canadienne (MRC) opère dans un environnement de plus en plus complexe, et elle surveille le potentiel de futures innovations pour que ses systèmes et stratégies de défense conservent une longueur d’avance, de sorte que les menaces potentielles ne deviennent pas de dangereuses réalités. Parmi les innovations actuelles que la MRC met à l’essai figurent les microdrones et les macrodrones.

Les drones constituent une menace qui a évolué au fil du temps. Puisqu’ils sont petits et difficiles à détecter, et qu’ils sont munis de nouvelles fonctionnalités comme la capacité de connecter plusieurs drones et de former des essaims, ils peuvent poser des risques de plus en plus importants pour les navires en mer.

La MRC fait le suivi de ces nouvelles capacités et met à l’essai l’efficacité de ses systèmes à l’aide de drones de diverses tailles et capacités.

Le microsystème d’aéronef sans pilote Snyper est le premier drone mis à l’essai à fournir à la marine un aperçu de l’efficacité de ses systèmes de suivi pour les cas de menaces modérées en effectuant des exercices de suivi et de tirs réels.

Le Snyper est un appareil compact, léger et économique conçu pour être détruit. « Le Snyper est censé être une cible, et il s’agit d’une chose que nous voulons toujours utiliser avec les tirs réels », a déclaré le Premier maître de 2e classe Gordon Dolbec, qui a effectué la mise à l’essai du drone. « Il est donc logique d’utiliser des munitions réelles. »

Le Snyper permet également à la MRC d’explorer davantage les besoins et les exigences de l’exploitation de systèmes d’aéronef sans pilote en milieu maritime. Il compte parmi les premiers de plusieurs acquisitions d’UAS que la MRC gère actuellement.

Les drones sont classés en différentes catégories, dont chacune comporte des restrictions d’utilisation uniques. La catégorie 1 est la moins restrictive, et celle à laquelle le Snyper appartient. La MRC dispose ainsi de la souplesse nécessaire d’apprendre dans un environnement moins restrictif, ce qui ne signifie pour autant pas que son fonctionnement est sans règles.

« Le Snyper permettra à la MRC de poser les bases pour aller de l’avant avec les systèmes aériens sans pilote, notamment en ce qui concerne la formation des opérateurs et l’élaboration de toutes les instructions permanentes d’opération, afin que nous puissions en arriver éventuellement à la mise au point du programme de système aérien sans pilote ISTAR de la MRC », a déclaré le capitaine de corvette Greg Atkinson.

Avec le Snyper, la MRC prend conscience des complexités entourant la formation, en plus de la navigabilité. Il aide actuellement le personnel de la Marine à répondre à des questions comme : « Comment devons-nous former nos opérateurs? », « Qui forme nos opérateurs? » et « Quelles connaissances peuvent être appliquées aux systèmes plus importants? »

La MRC continuera à développer sa capacité à l’aide du Snyper et communiquera les leçons retenues pour soutenir pleinement la mise sur pied de la force requise pour le programme de renseignement, surveillance, acquisition d’objectifs et reconnaissance (ISTAR).

Les capacités du Snyper ne s’arrêtent pas là. En raison de la simplicité de la cellule, la MRC est en mesure de demander des modifications à la plateforme pour répondre à divers besoins. Une première modification de la cellule consistait à remplacer la caméra de série par un appareil à haute résolution.

Cette nouvelle charge offre des fonctions de vidéo et d’imagerie qui étaient autrefois réalisables uniquement avec un hélicoptère, et ce, à une fraction du coût. Récemment, le NCSM Charlottetown a utilisé le Snyper à l’appui de MISSILEX comme caméra d’imagerie qu’on a fait voler à partir du pont d’envol. Le Snyper a été déployé plus récemment dans l’Arctique dans le cadre de l’Op NANOOK et il a permis de prendre des photos époustouflantes.