La technicienne médicale du navire encourage les membres des FAC à demander de l’aide

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Nouvelles de la Marine / Le 18 janvier 2019

N’attendez pas d’être en pleine crise de santé mentale avant de demander de l’aide.

Le caporal Alex Cape l’a appris à ses dépens.

Technicienne médicale à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Vancouver et athlète motivée, elle était arrivée au bord de l’épuisement avant même de s’en apercevoir.

« C’est sournois, dit-elle. J’étais en plein dedans avant de finir par m’apercevoir que mon corps et mon cerveau étaient brisés et que j’avais besoin de m’arrêter. »

Le Cpl Cape, membre des Forces armées canadiennes (FAC) depuis neuf ans, est une nageuse de longue distance, atteignant une distance de près de 95 kilomètres en une seule sortie. Pour atteindre ses objectifs, elle doit s’entraîner longtemps et de façon intense.

En plus de cela, elle joue au hockey et pratique d’autres sports.

Au travail, elle est membre de l’équipage du NCMS Vancouver depuis plus de deux ans, et avant cela, elle était affectée au Centre des services de santé (Pacifique) à la Base des forces canadiennes (BFC) Esquimalt, en Colombie-Britannique (C.-B.).

Sous ses horaires de travail et d’entraînement exigeants, elle s’est vite sentie écrasée.

« J’ai dû admettre que j’étais stressée et en difficulté, dit-elle. J’avais des douleurs physiques causées par mon entraînement excessif, et j’avais beaucoup de difficulté à trouver un équilibre dans ma vie. Même les petites choses comme aller faire l’épicerie étaient devenues problématiques. »

L’une des étapes les plus importantes en vue d’améliorer son bien-être est le moment où elle a reconnu qu’elle n’y arriverait pas seule. Elle a donc fait appel au Programme d’aide aux employés, qui offre des services de counseling professionnel aux employés de la fonction publique fédérale.

« Il est absolument essentiel de parler à quelqu’un avant de se sentir écrasé, affirme‑t‑elle. À mesure que le stigmatisme entourant les questions de santé mentale s’atténue, les gens sont mieux disposés à agir plus rapidement et à demander de l’aide. »

Le Cpl Cape a partagé son expérience personnelle dans le cadre de son travail à bord du Vancouver. En 2018, elle a été déployée avec le navire pendant plusieurs mois dans le cadre de l’opération PROJECTION dans la région de l’Asie-Pacifique. Elle décrit son travail comme étant « en partie assistante médicale, en partie infirmière et en partie travailleuse sociale ».

Le stress que vivent les personnes qui servent à bord des navires de la marine est particulier, sans compter les rotations de surveillance et la vie en étroite proximité des camarades de bord avec peu d’occasions de se retrouver seul loin du travail. À bord de chaque navire, il peut y avoir des membres de l’équipage qui sont disposés à aider les autres, que ce soit en organisant des réunions d’Alcooliques anonymes (AA) ou en aidant les nouveaux marins à s’adapter à la vie sur mer.

« Les gens essaient de s’en sortir, mais ce n’est pas toujours facile, affirme le Cpl Cape. Parfois, ils se présentent à l’infirmerie simplement pour parler et ne vont pas plus loin. Mais s’ils cherchent un soutien plus approfondi, j’ai placé un autocollant sur mon bureau, bien en vue, qui dresse la liste de toutes les ressources à leur disposition. »

Elle ajoute qu’il est très enrichissant de pouvoir aider les gens, de les mettre sur la bonne voie et de les éloigner des choses qui pourraient empirer leur situation, comme l’alcool, les drogues ou les comportements indésirables.

Elle encourage ses compagnons de bord à trouver un équilibre dans toutes les facettes de leur vie, comme dans leurs habitudes de sommeil, leurs choix alimentaires et leur conditionnement physique quotidien, dans la mesure du possible.

« Il suffit parfois de faire de petites choses, comme faire la vaisselle à la main ou aller marcher, pour se souvenir de ralentir, dit-elle. Bien souvent, quelques petits changements suffisent pour aider les gens à gérer leur stress. » 

Le Cpl Cape jouit d’un système de soutien stable formé de parents et d’amis, et elle déclare qu’il représente un facteur important pour son bien-être mental. 

« Il est très utile d’avoir un plan. Dans mon travail, j’ai appris qu’en plus de faire tout en mon pouvoir pour aider les autres, je dois aussi prendre soin de moi. Je ne garde rien à l’intérieur, j’en parle et je demande de l’aide quand j’en ai besoin. » 

Elle dit que les programmes comme Bell Cause pour la cause aident également à sensibiliser les gens à la santé mentale et aident à réduire le stigmatisme associé aux maladies mentales.

« Ils donnent l’occasion de s’informer sur les ressources qui sont à notre disposition pour améliorer notre bien-être, et pour créer et entretenir un milieu de travail sain et sécuritaire sur le plan psychologique. »

Pour en savoir plus sur les ressources en santé mentale des FAC, visitez :

http://www.forces.gc.ca/fr/communaute-fac-services-sante/ressources-sante-mentale.page