La MRC rend hommage à un survivant du naufrage du NCSM Louisburg âgé de 95 ans

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Nouvelles de la Marine / Le 8 novembre 2017

Par Darlene Blakeley

Les anciens combattants de la Marine qui ont si vaillamment servi durant la Seconde Guerre mondiale ne sont pas tombés dans l’oubli, et le premier maître retraité Ernie Pain, âgé de 95 ans, ne fait pas exception.

M. Pain faisait partie de l’équipage du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Louisburg, corvette de la classe Flower, qui a été attaqué par un avion ennemi le 6 février 1943 alors qu’il escortait un convoi de Gibraltar en Algérie. Trente‑huit membres de l’équipage du navire ont perdu la vie; 45 ont survécu, y compris le matelot de 2e classe (à l’époque) Pain.

La petite‑fille de M. Pain, Jennifer Pain‑Andrejin, a communiqué avec la Marine royale canadienne (MRC), pensant qu’il serait génial d’inviter quelqu’un de la Marine au 95e anniversaire de M. Pain, qui a été célébré à la filiale de Cornwall (Ontario) de la Légion royale canadienne, le 21 octobre 2017.

« J’espère que quelqu’un de la Marine pourra venir à l’anniversaire d’Ernie et lui offrir ses meilleurs vœux en cette journée spéciale », a-t-elle écrit. « Mon grand-papa est un sacré phénomène, c’est le moins qu’on puisse dire, et je sais que cela ferait son bonheur. La fête commence à 19 h environ et je suis sûre qu’Ernie sera sur la piste de dance peu après! »

Le premier maître de 1re classe (PM 1) Dave Bisal, de l’organisation du Directeur – Personnel et instruction de la Marine au Quartier général de la Défense nationale à Ottawa, a été très heureux d’assister à la fête d’anniversaire au nom de la MRC.

« J’ai eu l’honneur de représenter la MRC à la fête d’anniversaire d’Ernie Pain, qui a eu 95 ans », a déclaré le PM 1 Bisal. « Quand je suis arrivé, j’ai eu le plaisir de rencontrer Ernie ainsi que trois générations de sa famille et un grand nombre de ses amis. »

Il a remis à M. Pain un certificat et un médaillon de la part du commandant adjoint de la MRC, le contre‑amiral Gilles Couturier, pour souligner son 95e anniversaire ainsi que ses sacrifices, son courage et son dévouement envers le Canada en tant que membre de la MRC durant la Seconde Guerre mondiale.

« Il est important de se rappeler et de reconnaître qu’au début de la Seconde Guerre mondiale, la MRC était une minuscule marine dotée de 11 navires de guerre. À la fin de la guerre, elle comptait plus de 375 navires de combat et assumait la responsabilité de l’ensemble de l’Atlantique Nord‑Ouest. Elle a joué un rôle essentiel en gardant les voies  maritimes ouvertes vers l’Europe », a expliqué le PM 1 Bisal. « Rien de tout cela n’aurait été possible sans la contribution de personnes comme Ernie Pain et tous ceux qui se sont portés volontaires pour servir le pays et qui ont risqué quotidiennement leur vie. Toute reconnaissance demeure humble par rapport à un tel dévouement. »

Selon Mme Pain-Andrejin, son grand-père a été très surpris par la visite du PM 1 Bisal. « La visite était inattendue et a rendu notre marin bien fier. Vous avez pris le temps de souligner les sacrifices consentis par l’un des derniers anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale. Ces hommes gardent des séquelles toute leur vie, et tout ce qu’ils demandent en échange, c’est qu’on les remercie pour ce qu’ils ont accompli. Ils ont discrètement repris leur vie et n’avaient pas d’attentes particulières, mais ils sont la raison pour laquelle, aujourd’hui, nous nous avons de merveilleux modes de vie et nous vivons dans cet incroyable pays. »

Elle a ajouté que M. Pain s’est senti touché de l’attention que la MRC a portée aux sacrifices et aux services qu’il avait offerts à la Marine. « En fait, il n’a jamais considéré son service dans la Marine comme étant un sacrifice. Il se souvient de cette époque comme étant l’une des meilleurs périodes de sa vie, même pendant la guerre. »

M. Pain s’est enrôlé dans la MRC en 1939 après avoir travaillé dans la marine marchande. Il raconte que lorsque les bombes ont atteint le NCSM Louisburg, il avait perdu connaissance. Quand il a retrouvé ses esprits, il n’y avait personne à bord du navire. Il était sur la plage arrière, de l’eau jusqu’aux genoux, et quand il a pris un gilet de sauvetage et a sauté dans l’eau, il y a eu une explosion à bord, et le souffle de l’explosion l’a projeté hors de l’eau. Il a par la suite été appelé par un autre survivant et les deux ont réussi à s’échapper.

« Merci la vie », a-t-il déclaré.

Après la guerre, M. Pain a quitté la Marine et a travaillé chez Northern Electric. Il a aussi été garde de parc en Ontario. Il a un garçon issu de son union avec son épouse Helen, décédée il y a huit ans, deux petits-enfants et quatre arrière-petits‑enfants.