La MRC et ses liens étroits avec les Autochtones du Canada

Nouvelles de la Marine / Le 25 mai 2018

La Marine royale canadienne (MRC) entretient depuis longtemps des liens étroits avec les peuples autochtones du Canada. En fait, elle leur a rendu hommage en nommant deux classes distinctes de navires en leur nom – les destroyers de la classe Tribal du temps de la guerre et les destroyers d’après-guerre de la classe Iroquois –, de même que plusieurs autres bâtiments, dont trois sous-marins de la classe Oberon.

C’est un honneur pour la MRC que les noms des peuples autochtones du Canada soient associés à ses navires depuis déjà plusieurs décennies.

Destroyers de la classe Tribal

Les destroyers de la classe Tribal ont été construits pour la Royal Navy (Marine royale britannique), la MRC et la Royal Australian Navy (Marine royale australienne) et ont été en service dans presque tous les théâtres d’opérations de la Seconde Guerre mondiale. Il ne reste plus qu’un seul destroyer de la classe Tribal datant de cette époque, soit le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Haida. Il s’agit aujourd’hui d’un navire-musée situé à Hamilton, en Ontario. Ces navires portent fièrement le nom de plusieurs groupes autochtones de partout au pays.

  • Le NCSM Iroquois a servi dans la MRC durant la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée. L’Iroquois a été le premier bâtiment à porter ce nom et le premier navire de la classe Tribal à servir dans la MRC.
  • Le NCSM Athabaskan (premier du nom) a été le premier de trois destroyers à porter ce nom. Il a servi pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a été frappé par une torpille dans la Manche et a sombré en 1944.
  •  Le NCSM Huron a servi dans la MRC pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée. Premier navire à porter ce nom, il a été en service de 1943 à 1963.
  • Le NCSM Haida a servi dans la MRC de 1943 à 1963 et a participé à la Seconde Guerre mondiale ainsi qu’à la guerre de Corée. Seul survivant de la classe Tribal, le Haida a coulé le plus gros tonnage de surface de tout autre navire de guerre canadien. Il fait aujourd’hui œuvre de navire-musée à Hamilton, en Ontario.
  • Le NCSM Micmac a servi dans la MRC de 1945 à 1964. Il a été le premier navire de guerre moderne perfectionné construit au Canada et le premier de quatre destroyers de la classe Tribal construits aux Chantiers maritimes Halifax.
  • Le NCSM Nootka a servi dans la MRC de 1946 à 1964. Sa construction a été achevée trop tard pour qu’il puisse prendre part à la Seconde Guerre mondiale, mais il a été en service durant la guerre de Corée.
  • Le NCSM Cayuga a servi dans la MRC de 1946 à 1964 et a pris part à la guerre de Corée.
  • Le NCSM Athabaskan (deuxième du nom) a servi dans la MRC durant la période immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. Il a été le deuxième destroyer à porte ce nom. Sa construction a été achevée trop tard pour qu’il puisse être déployé dans l’Atlantique Nord. L’Athabaskan a servi durant la guerre de Corée.

Destroyers de la classe Iroquois

La classe Iroquois comprenait quatre destroyers lance-missiles porte-hélicoptères. À l’instar des navires de la classe Tribal ayant servi en temps de guerre, ces navires ont été nommés en l’honneur des peuples autochtones du Canada. Lancés dans les années 1970, ils étaient à l’origine équipés pour la guerre anti-sous-marine (GASM), transportant deux hélicoptères CH‑124 Sea King et d’autres armes.

  • Le NCSM Iroquois a été le premier destroyer de la classe Iroquois. Deuxième bâtiment à porter ce nom, il est entré en service en 1972 et était basé à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Il a été retiré du service en 1994 et mis hors service en 2015.
  • Le NCSM Huron a servi dans la MRC de 1972 à 2000, principalement sur la côte ouest du Canada. Après avoir été retiré du service, sa coque a été vidée et le navire a été utilisé dans le cadre d’un exercice de tir réel. Il a été coulé par un tir de son navire-jumeau, le NCSM Algonquin. Il s’agit du deuxième bâtiment à avoir porté le nom de NCSM Huron.
  • Le NCSM Athabaskan a servi dans la MRC de 1972 à 2017. Il s’agit du troisième bâtiment à avoir porté le nom de NCSM Athabaskan.
  • Le NCSM Algonquin a servi dans la MRC de 1973 à 2015. Il s’agit du deuxième bâtiment à avoir porté le nom de NCSM Algonquin.

Sous-marins de la classe Oberon

Les sous-marins canadiens Ojibwa, Okanagan et Onondaga ont été construits en Angleterre et mis en service en 1965 et 1968. Il s’agit des premiers sous-marins véritablement opérationnels du Canada et ils portent tous les trois le nom d’un peuple autochtone du Canada.

  • Le NCSM Ojibwa, destiné à l’origine à la British Royal Navy (Marine royale britannique), est devenu la propriété du Canada et est entré en service dans la MRC en 1965. L’Ojibwa a été principalement exploité par les Forces maritimes de l’Atlantique jusqu’à ce qu’il soit retiré du service en 1998. En 2010, l’Ojibwa a été désarmé à Halifax, en attente de son aliénation. Le Musée militaire Elgin planifie en faire un navire-musée. En 2012, le sous-marin a été remorqué jusqu’à Port Burwell, en Ontario, et a accueilli ses premiers visiteurs publics en 2013.
  • Le NCSM Okanagan est entré en service en 1968 et a passé toute sa vie utile sur la côte est. Le sous-marin a été mis hors service en 1998 et vendu à la ferraille en 2011.
  • Le NCSM Onondaga a été construit au milieu des années 1960. Il a servi, principalement sur la côte est, jusqu’à son retrait du service en 2000 en tant que dernier sous-marin canadien de la classe Oberon. Le Site historique maritime de la Pointe-au-Père, à Rimouski, au Québec, a fait l’acquisition du bâtiment pour le conserver en tant que navire-musée. Le sous-marin a été déménagé à Rimouski en 2008 et est ouvert au public.

Autres navires et unités

Depuis des décennies, la culture autochtone inspire également le nom d’autres navires de la MRC, dont plusieurs destroyers de la classe River, dragueurs de mines de la classe Bangor et corvettes de la classe Flower, de même que des unités à terre incluant les divisions de la Réserve navale. Cette tradition se poursuit de nos jours avec des navires comme le NCSM Yellowknife et le NCSM Toronto. Ces navires tirent leurs noms de lieux géographiques du Canada, tels que des villes et des rivières, des lieux dont les noms sont tous dérivés des langues des peuples autochtones de la région.