La Marine discute d’atténuation des risques pour les mammifères marins dans le cadre du symposium

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Nouvelles du Pacifique / Le 15 avril 2016

Par Katelyn Moores

« Vous devez comprendre que nos marins viennent de partout au Canada et qu’ils sont souvent aussi excités que vous de voir des baleines », de dire Danielle Smith, officier de l’environnement de la flotte des Forces maritimes du Pacifique, à une salle remplie de chercheurs, de naturalistes et de défendeurs dans le cadre du 2e symposium international annuel de la Pacific Whale Watch Association, qui a eu lieu le mois dernier à Anacortes, Washington.

Mme Smith, l’une des 17 conférencières du symposium, a expliqué la Politique d’atténuation des risques pour les mammifères marins de la Marine royale du Canada (MRC), ainsi que l’engagement de la Marine envers le respect des politiques et des procédures mises en place pour protéger la faune marine.

La Politique d’atténuation des risques pour les mammifères marins de la MRC est une ordonnance globale qui comprend, mais sans s’y limiter, la surveillance visuelle constante du secteur, effectuée par des officiers de quart et des vigies, la surveillance de l’acoustique passive et des systèmes radars comme moyen de détection de la présence de mammifères marins, et l’identification de zones d’atténuation où toutes les opérations de sonar cessent en présence de mammifères marins dans un certain rayon.

Mme Smith conseille la Flotte canadienne du Pacifique à propos de divers facteurs environnementaux comme l’emplacement des habitats locaux des mammifères marins, les voies migratoires et les aires de reproduction. Tous ces facteurs ont été pris en considération au cours de la planification des opérations et des exercices de la flotte.

Pendant son exposé, Mme Smith a parlé du succès de la MRC dans sa collaboration avec les partenaires externes, notamment le Vancouver Aquarium, en Colombie-Britannique, le réseau Cetacean Sightings, le ministère des Pêches et des Océans, le Marine Environmental Observation Prediction and Response Network et un certain nombre d’autres organismes non gouvernementaux.

Mme Smith indique qu’en travaillant de concert avec d’autres organismes et forces navales, la MRC veille à ce que les politiques et les procédures soient actuelles, efficaces et collaboratives.

Jusqu’à maintenant, ces partenariats ont mené à un certain nombre d’avantages, y compris la capacité d’échanger et de recevoir des données acoustiques et d’offrir aux marins la formation sur l’identification des mammifères marins, tout en élaborant des méthodes de détection en temps réel de mammifères marins.

En outre, la MRC participe activement à la détermination des zones marines protégées au large de la côte ouest du Canada et elle continue de jouer un rôle clé dans la création d’un réseau de zones protégées avec le ministère des Pêches et des Océans.

« En participant au symposium, la Marine royale du Canada a renouvelé son engagement à collaborer avec les organismes partenaires dans le but de faire tout en notre pouvoir pour atténuer notre impact sur la vie marine », a dit Mme Smith. « Il s’agit vraiment d’une politique de la porte ouverte, et même si nous n’y sommes pas habitués, c’est le type d’environnement que nous souhaitons bâtir. »