L’équipe de commandement du NCSM Vancouver partage des liens liés au Soudan

Nouvelles de la Marine / Le 14 juin 2019

Par Peter Mallett

Les trois membres de l’équipe de commandement du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Vancouver partagent un point commun unique.

Ils ont tous participé à l’opération SAFARI, la contribution des Forces armées canadiennes à l’ancienne Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS) au milieu des années 2000.

Le capitaine de frégate Jonathan Kouwenberg était présent en 2005; son commandant en second, le capitaine de corvette Collin Forsberg, a servi de 2009 à 2010; et le capitaine d’armes, le premier maître de 1re classe Steve Wist, était au Soudan en 2008.

« Ce n’est pas intentionnel, c’est complètement accidentel, a déclaré le Capf Kouwenberg. Je pense que nous sommes probablement une équipe de commandement unique au sein de la Marine – tous les trois ayant servi dans le cadre de cette mission au milieu de l’Afrique. »

Tous les trois se sont joints au Vancouver en 2018 et leur lien a été découvert lorsque le Capf Kouwenberg a pris connaissance de leurs biographies.

Lui et le Capc Forsberg ont travaillé comme observateurs militaires, tandis que le PM 1 Wist était affecté au dépôt d’approvisionnement et au centre de logistique de l’ONU à El Obeid.

Leur expérience respective au Soudan diffère selon l’année et le lieu de leur mission. Dans le cas du Capf Kouwenberg, il s’agissait du début de l’opération SAFARI et les observateurs de l’ONU n’étaient pas armés. Il travaillait et vivait dans un village isolé avec huit autres observateurs militaires de l’ONU. Lui et trois autres membres de l’équipe – un officier mexicain, un officier russe et un officier équatorien – effectuaient régulièrement des patrouilles à long rayon d’action dans des régions éloignées où il y avait souvent des affrontements armés entre des tribus et des gangs rivaux.

« Nous avons patrouillé dans des zones arides de la campagne qui se trouvaient essentiellement au milieu de nulle part, sans soutien et avec très peu d’assistance médicale ou armée. Nous roulions régulièrement sur des routes qui n’avaient pas été déminées et nous prenions des risques personnels importants afin de nous rendre à nos destinations et d’accomplir le travail pour lequel l’ONU avait besoin de nous. »

L’expérience du Capc Forsberg a été très différente. Il est arrivé vers la fin de la MINUS, alors qu’une grande partie du conflit armé avait commencé à s’apaiser et qu’une certaine paix avait été rétablie. À son époque, les troupes de l’ONU étaient armées.

Il a supervisé des unités de sécurité intégrées interarmées avec l’Armée populaire de libération du Soudan et les Forces armées soudanaises, servant côte à côte. Il a également travaillé avec une équipe diversifiée de l’ONU pour accomplir leur mission.

« C’était un déploiement fantastique et quelque chose que j’aimerais refaire, a déclaré le Capc Forsberg. Ce fut vraiment incroyable d’avoir l’occasion de connaître des gens du Soudan et d’autres pays des Nations Unies qui ont tous des expériences et des antécédents si variés, et de collaborer avec eux. »

Les trois hommes étaient d’accord sur le fait que la participation à la mission était une « expérience sans pareille » et qu’ils la chériront toujours. Le 29 mai a été particulièrement émouvant pour eux, car il s’agissait de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies. Ils ont pris le temps de réfléchir à cette journée qui leur rend hommage, ainsi qu’à tous les hommes et les femmes qui ont servi et continuent de servir dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Cette journée rend hommage à leur professionnalisme, à leur dévouement et à leur courage, ainsi qu’à la mémoire de ceux et celles qui sont morts pour défendre la paix.

Les Forces armées canadiennes ont actuellement dix militaires déployés par l’entremise du Centre des opérations interarmées du Canada dans le cadre de l’opération SOPRANO, la contribution du Canada à la mission de l’ONU dans le Soudan du Sud.