De créatrice de mode à matelot accompli

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Nouvelles de la Marine / Le 26 mai 2020

Par le capitaine Lisa Evong

Le matelot de 2e classe (Mat 2) Yukii Li, dont les parents sont originaires de Hong Kong, a grandi à Toronto, dans le milieu artistique.

Elle a appris à maîtriser divers médiums, dont le dessin, les tablettes de dessin numérique et les modèles en 3D. Elle a envisagé diverses formes d’art, pour enfin choisir la mode et tenter de faire carrière dans le domaine des arts.

Le Mat 2 Li a très bien réussi dans son domaine d’études et a facilement obtenu son diplôme. Cependant, en raison d’un manque de financement, les postes dans l’industrie de la mode sont limités et le milieu est très compétitif. À l’époque, son seul choix dans le domaine était un stage non rémunéré.

« Être une artiste sans le sou ne m’intéressait pas, j’ai donc dû prendre une décision importante au sujet du prochain chapitre de ma vie », explique le Mat 2 Li.

C’est le père du Mat 2 Li qui lui a parlé des programmes de la Première réserve des Forces armées canadiennes (FAC). Il l’a encouragée à penser à cette possibilité.

« Mon oncle s’était enrôlé dans la Marine royale canadienne comme médecin militaire et il avait eu une bonne expérience », explique-t-elle. « Et mon cousin était membre de la Réserve de l’Armée canadienne et a participé à un déploiement en Afghanistan. Ma famille est très fière de son service au Canada. »

Finalement, le Mat 2 Li a choisi la Première réserve de la Marine royale canadienne (MRC), puisque malgré les anecdotes de son cousin, elle n’était pas très attirée par l’Armée de terre. Par contre, elle aimait beaucoup naviguer sur l’eau. Pour elle, le choix était évident.

« C’est le meilleur emploi que j’ai eu », souligne le Mat 2 Li, qui fait partie de la MRC depuis près de quatre ans.

Elle a servi à bord des Navires canadiens de Sa Majesté Whitehorse, Edmonton, Moncton, Summerside, et elle sert actuellement à bord du Nanaimo, qui vient de rentrer de l’opération CARIBBE, la participation du Canada à l’opération MARTILLO, une campagne interorganisationnelle dirigée par les États-Unis pour surveiller, pour détecter et pour décourager le trafic illicite dans la mer des Caraïbes et le Pacifique-Est.

Ce marin au parfum des dernières tendances s’est découvert un talent naturel d’opératrice d’équipement d’information de combat (Marine) et elle bénéficie du respect de son équipe du service des opérations du Nanaimo.

Elle est à l’aise dans le maniement du fusil C8, une arme avec laquelle elle s’est familiarisée en tant que sentinelle du pont supérieur du Nanaimo lors des mesures de sécurité accrues dans les allées et venues du navire dans les divers ports. 

« Si vous aimez l’aventure, prenez le même risque que moi et faites quelque chose d’extraordinaire pour votre pays. »

Le 18 mars, on a annoncé que le NCSM Nanaimo et le NCSM Whitehorse rentreraient plus tôt que prévu de l’Op CARIBBE en raison des préoccupations liées à la propagation de la COVID-19. Les navires, qui devaient rentrer à leur port d’attache à Esquimalt, en Colombie-Britannique, à la mi-mai, ont fait leur entrée dans les eaux canadiennes le 8 avril.