Comment l’Ens 1 Shah a sauvé la fête du Canada pour l’équipage de l’Oriole

Nouvelles de la Marine / Le 19 août 2019

L’enseigne de vaisseau de 1re classe (Ens 1) Vinesh Shah était âgé de 18 ans lorsque sa famille a quitté Mumbai, en Inde, pour commencer une nouvelle vie au Canada.

Aujourd’hui dans la vingtaine avancée, il utilise ses antécédents afin de résoudre des problèmes pour le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Oriole à titre d’officier de la logistique.

« L’Inde est un endroit où les ressources sont rares, et nous devions donc toujours trouver des solutions de fortune pour toutes sortes de choses », a déclaré l’Ens 1 Shah.

Qu’il s’agisse de réutiliser des balles de cricket dans d’autres sports, de créer un futon, un lit ou une table à usages multiples au moyen d’une décoration murale réutilisée, ou de réparer des appareils électroniques avec du fil trouvé et un fer à souder, il a déclaré qu’une attitude de « solutions créatives » caractérisait sa vie de jeune Indien.

« Je me souviens d’une histoire amusante où j’ai dû déménager un grand téléviseur et nous n’avions pas de voiture, alors j’ai obtenu l’aide d’un ami et nous l’avons transporté tous les deux en le tenant chacun avec un bras pendant que nous roulions sur deux bicyclettes différentes sur la route », a-t-il déclaré.

Cet état d’esprit unique s’est récemment avéré utile lorsque le NCSM Oriole était amarré à Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard. L’agent au quai a déclaré qu’il n’y avait pas de planche d’embarquement disponible, laquelle ressemble à une passerelle pour monter et descendre du navire.

« Eh bien, on a dû en fabriquer une de fortune parce que c’est quelque chose dont on a vraiment besoin. Parce qu’il n’y avait pas de marina ou de boutique d’articles de navigation à proximité, j’ai eu l’idée d’aller au Home Depot de Charlottetown, à une heure de route, et d’en faire une nous-mêmes avec du matériel de construction », a-t-il déclaré.

« C’était la solution la plus pratique à ce moment-là pour atteindre nos objectifs. »

L’Ens 1 Shah a déclaré que son éducation dans la structure hiérarchique de la culture indienne lui a causé un choc culturel au Canada, mais qu’elle s’est par la suite avérée un atout lors de sa transition à la structure des Forces armées canadiennes.

Il a déclaré qu’en Inde, le contact visuel peut être considéré comme impoli et agressif alors que dans la culture occidentale, si une personne l’évite, on peut penser qu’elle cache quelque chose. En Inde, a-t-il déclaré, les gens font très attention de ne pas se vanter, alors que dans la culture occidentale, parler de ses réalisations est considéré comme un mode positif d’expression de soi.

L’Ens 1 Shah a déclaré que son éducation différente lui a permis de s’y retrouver plus facilement dans la structure des grades et qu’il est « juste plus à l’aise lorsqu’il s’agit de savoir quand il faut suivre et quand il faut remettre en question et clarifier ».

Son attitude a aidé l’équipage de l’Oriole à ne pas manquer la fête du Canada récemment lorsque, à la dernière minute, les organisateurs du festival à Toronto voulaient que le navire s’éloigne de son poste d’amarrage, ce qui aurait entraîné l’annulation d’une journée de congé sur la terre ferme pour l’équipage.

L’Ens 1 Shah a fait preuve d’initiative et a organisé une réunion avec les conseillers municipaux et, à la plus grande joie de son capitaine, a négocié un déplacement à une date ultérieure, ce qui a préservé un jour de repos bien nécessaire pour l’équipage occupé qui a été déployé dans le cadre de la tournée des Grands Lacs pendant près d’un mois.

« Bien qu’il y ait toujours des postes et des autorités, la pensée critique peut parfois créer des avantages de part et d’autre », a-t-il déclaré.

Cet été, l’Ens 1 Shah commence à réaliser son rêve qui consiste à voyager et à découvrir de nouveaux endroits avec la Marine royale canadienne. Cette année, l’Oriole a traversé le Rhode Island et l’État de New York avant de remonter la côte Est et de commencer sa tournée des Grands Lacs. Depuis, il s’est arrêté dans plusieurs villes américaines et canadiennes le long de la Voie maritime du Saint-Laurent et des Grands Lacs, ce qui a donné au public l’occasion de bel et bien monter à bord d’un navire de la Marine et de parler aux marins.

« La tournée des Grands Lacs est un bon moyen de renseigner le public, y compris les recrues potentielles, sur la Marine », a-t-il déclaré.