Commémoration des sacrifices de la bataille de l’Atlantique

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Nouvelles de la Marine / Le 2 mai 2018

Par Darlene Blakeley

Les braves hommes et femmes de la Marine royale du Canada (MRC), du Corps d’aviation royal canadien (CARC) et de la marine marchande, qui ont consenti le sacrifice ultime en perdant la vie dans la bataille de l’Atlantique ne seront jamais oubliés.

Pendant la bataille de l’Atlantique, la plus longue campagne militaire de la Deuxième Guerre mondiale, la MRC a détruit ou pris part à la destruction de 33 sous-marins allemands et de 42 bâtiments de surface ennemis. Elle a elle-même subi 2 000 pertes et 33 de ses navires ont été anéantis. La marine marchande a perdu 73 bateaux et subi plus de 1 600 pertes. Le CARC quant à lui a perdu plus de 752 membres d’équipage.

Chaque année, le premier dimanche de mai, le Canada et sa communauté navale rendent hommage à ceux qui ont perdu la vie en mer pendant la Deuxième Guerre mondiale. Les marins d’aujourd’hui renouvellent la promesse d’engagement, « toujours là, toujours prêts », qui constitue l’héritage de la bataille de l’Atlantique et leur permet de faire face avec fierté et professionnalisme aux défis actuels en matière de sécurité.

Cette année, les cérémonies commémoratives de la bataille de l’Atlantique auront lieu le dimanche 6 mai à l’échelle du pays. La plus importante cérémonie se tiendra au monument commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa, à 11 h.

Ces cérémonies servent de rappel important des contributions des services navals au Canada depuis plus d’un siècle. Ils aident également les Canadiens à se souvenir des dangers constants d’une profession dans le domaine maritime, que ces derniers proviennent de l’action ennemie ou de la mer en tant que telle.

La campagne de la bataille de l’Atlantique s’est déroulée en mer de 1939 à 1945 et avait comme objectif stratégique le contrôle des voies maritimes de l’Atlantique Nord. Sur une période de 2 075 jours, les forces alliées navales et aériennes ont livré plus de 100 batailles de convois et engagé peut-être 1 000 de combats de navires individuels contre les sous-marins et les bâtiments de guerre des marines allemandes et italiennes, qui ciblaient principalement les convois de navires marchands transportant du matériel et des troupes essentiels pour assurer la liberté des peuples de l’Amérique du Nord et de l’Europe.

C’est tous les jours que des convois de 125 navires marchands voguaient dans l’Atlantique Nord. Et c’est durant ces traversées tumultueuses et semées d’embûches que la Marine du Canada s’est développée, a évolué et qu’elle s’est forgé une réputation de service professionnel. La MRC a escorté plus de 25 000 navires marchands transportant quelque 182 000 000 tonnes de cargaison en Europe, soit l’équivalent de 11 trains de marchandises qui s’étaleraient de Vancouver à Halifax. Sans ces approvisionnements, l’effort de guerre aurait été anéanti.

La Marine canadienne, bien qu’elle n’était pas vraiment prête pour la guerre en 1939, a pris de l’ampleur à un rythme considérable, pour finalement assurer 47 p. 100 de l’accompagnement des convois. Le contre-amiral Leonard Murray qui, à titre de commandant en chef canadien de la zone nord-ouest de l’Atlantique, a dirigé, à compter de mars 1943, ces batailles de convois depuis Halifax, est devenu le seul Canadien à assurer le commandement d’un théâtre d’opérations allié pendant la guerre.

En 1945, la Marine canadienne était devenue l’une des plus grandes marines au monde et elle a joué un rôle crucial pour changer le cours de la guerre. La bataille de l’Atlantique a officiellement pris fin le jour de la Victoire en Europe, lorsque les forces navales allemandes se sont rendues officiellement aux forces navales alliées le 8 mai 1945. La MRC souligne la bataille de l’Atlantique en fonction de l’année où la bataille s’est terminée.

La MRC perpétue la commémoration de son patrimoine du temps de la guerre en présentant les navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique de la classe Harry DeWolf. Le premier navire de cette classe, le Harry DeWolf, a été nommé en l’honneur d’un héros naval du temps de la guerre. Originaire de Bedford, en Nouvelle-Écosse, le vice-amiral Harry DeWolf a reçu des distinctions pour son service exceptionnel tout au long de sa carrière navale, notamment comme commandant du NCSM St. Laurent en 1939-1940 et du NCSM Haida, en 1943-1944.

Les autres navires de la classe Harry DeWolf ont été nommés en l’honneur de héros légendaires canadiens de la Marine qui ont servi leur pays avec la plus haute distinction.

Pour obtenir d’autres renseignements sur la bataille de l’Atlantique, consultez le site Web d’Anciens Combattants Canada.