Les DRN de la région de l'Atlantique tiennent leur tout premier exercice de la Réserve navale à Sydney

L'ENCRE - avril 2017 / Le 31 mai 2017

Par la Ltv Jamie Tobin, NCSM Scotian

Les unités de la région de l'Atlantique sont entrées dans l'histoire, du 21 au 23 octobre 2016, lorsque le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Scotian a tenu l'exercice STEEL SHEILD, entraînement axé sur les petites embarcations et la plongée, à Sydney, en Nouvelle-Écosse. C'était la première fois dans l'histoire récente de la Réserve navale que l'on organisait un exercice au Cap-Breton.

« Grâce à la tenue d'exercices au-delà de nos unités d'attache et de nos collectivités, les marins sortent de leur zone de confort, ce qui rehausse la valeur de l'entraînement », affirme le capitaine de frégate Owen Brine, commandant du NCSM Scotian. « Nous avons organisé en mars 2016 un exercice couronné de succès dans la baie St. Margarets. C'est en fonction de ce succès que nous avons décidé de nous éloigner davantage du bercail pour l'exercice STEEL SHIELD. Ayant reçu l'intention du commandant, l'état-major de planification du Scotian a amorcé la tâche herculéenne que constitue la planification d'un important déplacement routier aux fins de l'exécution d'une opération interarmées relative à la plongée et aux petites embarcations, et ce, tout en s'acquittant de ses engagements civils à temps plein. Je suis très fier de leur réalisation. »

Après avoir été accueillis par l'état-major et entendu l'exposé de mission, 85 marins et un convoi de véhicules chargés d'embarcations gonflables à coque rigide et d'autres petites embarcations ont entamé le déplacement routier de six heures en direction de Sydney. L'exercice se voulait un entraînement axé sur les petites embarcations et la plongée qui visait à mettre en pratique des habiletés utilisées à l'appui d'un large éventail d'opérations navales. Les exercices et les entraînements ont été conçus pour permettre à l'état-major nouvellement formé de l'équipe de sécurité navale de mener sa propre analyse opérationnelle. Tout au long de l'exercice, les participants ont exécuté diverses tâches, entre autres, la mise à l'eau et la remontée de petites embarcations, la navigation et les manœuvres, des opérations de plongée et des inspections portuaires, des communications tactiques, le commandement et le contrôle à partir d'un centre des opérations tactiques, ainsi que la protection de la force basée à terre.

L'exécution d'un mouvement complexe de matériel et de personnel sur une distance de 400 kilomètres, en vue de mener un entraînement dans des régions et des voies navigables inconnues, a posé des défis particuliers pour les planificateurs et les dirigeants de l'exercice. La capacité de l'équipe à relever ces défis a permis de confirmer que les divisions de la Réserve navale (DRN) de la région de l'Atlantique sont aptes à prendre part à des déploiements à l'appui d'opérations nationales, par exemple l'opération LENTUS, dans le cadre de laquelle un contingent des Forces armées canadiennes fournit de l'aide humanitaire et intervient en réponse à une catastrophe naturelle ou à une urgence, à la demande des autorités municipales et provinciales.

« Pour la première fois dans notre histoire, nous avons exécuté un déplacement routier coordonné. Le nombre de personnes et les conditions météorologiques défavorables ont mis à l'épreuve la planification et l'exécution de l'exercice », affirme le capitaine de corvette Beth Vallis, commandant en second du NCSM Scotian et officier responsable de l'exécution de l'exercice STEEL SHIELD. « Au bout du compte, les marins se sont bien adaptés à l'environnement à la fois changeant et éprouvant; ils ont fait progresser leur entraînement et ont consolidé la capacité de satisfaire aux exigences en matière de mise sur pied d'une force. »

Pendant leur séjour à Sydney, les participants ont séjourné au manège militaire Victoria Park, où est basé le bataillon d'infanterie Highlanders du Cap-Breton. Outre le soutien en matière de sécurité et les logements remarquables qu'il a fournis, des membres ont aussi donné des leçons sur les armes légères et les mesures de protection de la force basée à terre, afin d'améliorer l'interopérabilité et de promouvoir l'intégration de la force. C'est ainsi que nous avons établi les fondements d'une relation professionnelle positive durable avec la réserve de l'Armée de terre du Cap-Breton.

« La Ville de Sydney a été favorable à notre plan d'utilisation des installations portuaires et côtières et elle a été une hôtesse bienveillante pendant la durée de notre séjour. Nous la remercions de nous avoir permis de nous entraîner dans la municipalité », affirme le major Bradley MacAskill, natif du Cap-Breton et officier d'administration du NCSM Scotian. « De plus, grâce à l'incroyable soutien que nous ont fourni le Collège de la Garde côtière canadienne et nos collègues de la réserve de l'Armée de terre, notre passage a été facile et agréable. »

L'exercice constituait également une excellente occasion pour l'équipe de recrutement de la région de l'Atlantique de se déplacer à l'échelle de la région pour visiter des écoles et établir dans des aires publiques des stands d'information pour renseigner de possibles recrues sur les possibilités d'emploi à temps partiel au sein de la Réserve navale.

« L'exercice STEEL SHIELD a été pour nous une merveilleuse occasion de recrutement dans une collectivité qui est généralement peu exposée à la Marine royale canadienne. L'un des points saillants du voyage a été notre accueil dans quatre collectivités autochtones locales, où nous avons présenté la Réserve navale », précise le maître de 2e classe Mia Lynch, membre du personnel de recrutement de la région de l'Atlantique, en service à l'heure actuelle au NCSM Cabot

Outre les initiatives de recrutement, les dirigeants ont rencontré des leaders communautaires pour les informer sur l'état actuel et les plans futurs de la Marine royale canadienne et le rôle de la Réserve navale. En gros, toutes les interactions des marins avec des habitants de Sydney ont été positives.

Les exercices relatifs aux petites embarcations et à la plongée offrent aux réservistes de la Marine la possibilité de prendre part à un entraînement précieux dans des environnements éprouvants, à l'appui du mandat de base de la Marine royale canadienne. C'est pourquoi l'exercice STEEL SHIELD a été des plus satisfaisant.