Deux semaines au sein de la Force maritime d'autodéfense japonaise

L'ENCRE - avril 2017 / Le 31 mai 2017

Par l'Ens 1 Ben Mason, NCSM Scotian

En septembre, je fus sélectionné pour passer deux semaines avec l'escadron d'instruction japonais à bord du Navire japonais Kashima durant sa croisière d'instruction outremer destinée aux militaires ayant récemment obtenu leur commission d'officier. Mon séjour à bord du Kashima s'inscrit dans le programme REGULUS, qui favorise les échanges avec les marines partenaires du monde entier en offrant des possibilités d'instruction et en exposant les marins canadiens aux diverses cultures de nos alliés.

Le 8 octobre 2016, j'ai quitté le Canada vers Colombo, au Sri Lanka, où j'ai rejoint le navire japonais et de nombreuses personnes que je considère maintenant comme des amis. Le 10 octobre, je suis arrivé à destination et j'ai rencontré mes huit compagnons de cabine avec qui je passerais les deux prochaines semaines, ainsi que treize autres officiers de quatre continents différents, qui eux aussi étaient là pour mieux connaître la Force maritime d'autodéfense japonaise (FMAJ) ainsi que la culture japonaise.

Pendant les deux semaines que j'ai passées au sein de la FMAJ, j'ai observé et découvert comment les jeunes officiers japonais étaient formés. La croisière d'instruction est semblable à l'instruction MAR SS II de cinq mois en mer, et chaque officier de marine japonais doit la suivre. Les stagiaires découvrent la vie en mer et acquièrent une compréhension de base de tous les services du navire, dont les fonctions de quart à la passerelle, les activités de mécanique navale, le commandement et le contrôle (communications et opérations), les tirs au canon et la guerre sous-marine. Ils passent deux semaines dans chaque section où ils accomplissent les diverses tâches qui leur sont assignées avant de passer à la section suivante, à tour de rôle. Ainsi, on donne à chacun une idée générale des fonctions de chaque service. Il est très important de bien faire lors de la croisière d'instruction, car, contrairement à nous, il ne revient pas aux officiers japonais de choisir leur groupe professionnel. À la fin de la croisière, ils sont informés du groupe professionnel au sein duquel ils ont été affectés en fonction de leur rendement et de leurs aptitudes.

Nous avons traversé le détroit de Malacca pour nous rendre à Manille, aux Philippines, et nous avons mené des activités d'entraînement, comme des transferts de personnel au moyen d'un câble aérien, des opérations à bord d'hélicoptère et des manœuvres d'officiers de quart, pendant trois heures chaque matin pour commencer la journée. La plupart du temps, j'y ai assisté à titre d'observateur, mais vers la fin de la croisière, on m'a autorisé à diriger le navire pendant les manœuvres, et cela était intéressant étant donné que ma connaissance de la langue japonaise était limitée. Les officiers étrangers devaient aussi présenter aux officiers japonais un exposé sur leur Marine et animer un séminaire sur le leadership des officiers subalternes.

Quand j'ai quitté le Kashima à Manille deux semaines plus tard, je m'étais fait beaucoup d'amis et j'avais acquis une expérience inestimable du travail avec des officiers du monde entier. Le programme japonais Ship Rider auquel j'ai participé fournit le cadre parfait pour l'évolution des communications et des relations multinationales au niveau subalterne. S'il est maintenu, il continuera à être avantageux pour la Marine royale canadienne et pour nos rapports avec la FMAJ à tous les niveaux.