Les aéronefs sans pilote perfectionnés : les yeux dans le ciel des navires de la classe Kingston.

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Innovation / Le 18 février 2019

Les navires de la classe Kingston sont dotés d’une capacité visuelle de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (RSR) directe, mais ne disposent pas de capacité similaire pour les navires d’intérêt hors de leur portée visuelle.

C’est là que le PUMA intervient, un système maritime d’aéronef miniature sans pilote (MMUAS), doté de puissantes caméras optiques et infrarouges améliorées, capable de capturer des images fixes et des vidéos.

Le PUMA peut rester en l’air pendant environ deux heures et voler à une altitude maximale de 10 500 pieds. Avec une portée de 20 km (12 milles nautiques), il fournit au navire une capacité de renseignement et de surveillance « au-delà de l’horizon ».

« Grâce au PUMA, l’équipage peut détecter des navires, obtenir des renseignements et effectuer de la surveillance au-delà de l’horizon afin de voir s’il y a quelque chose de suspect », explique le capitaine de corvette Atkinson.

Le PUMA est aussi équipé d’un illuminateur infrarouge. « L’illuminateur infrarouge permet de mettre en évidence un objectif d’intérêt. De nuit, si vous portiez des lunettes de vision nocturne, vous auriez l’impression que quelqu’un pointe une lampe de poche sur le navire. »

De plus, grâce à l’illuminateur infrarouge, le système est en mesure de fournir des renseignements de meilleure qualité, comme les mouvements des membres de l’équipage à bord d’un navire d’intérêt.

« Cela aide le capitaine à décider la façon dont il souhaite aborder un navire, et à cerner tout risque ou préoccupation éventuels. »

L’autre avantage du système PUMA c’est qu’il peut être lancé à la main. Ce qui est particulièrement utile pour la Marine, car le déplacement et la mise en place d’une plateforme de lancement à bord d’un navire sont plus complexes que sur la terre ferme dans la mesure où elle doit être boulonnée au pont avant son utilisation.

Étant donné que le PUMA sera déployé en mer, il est important de trouver un système qui sera en mesure de fonctionner tant par temps froid que chaud.

« Les navires de la MRC, y compris les navires de la classe Kingston, naviguent dans des eaux de température et de solidité très variables, allant de la glace aux côtes tropicales ou désertiques. »

Le système PUMA sera opéré par deux nouveaux détachements, un sur chaque côte.

Les détachements nouvellement constitués, composés de membres des groupes professionnels Opérateur d'équipement d'information de combat et Technicien en génie des armes, ont récemment terminé leur instruction initiale auprès du Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN) de la 4e Division du Canada, à la Base des Forces canadiennes Petawawa.

Le cours de trois semaines a abordé la théorie du vol, la planification des missions, les procédures de lancement et de récupération, et les manœuvres de vol. Bien que la majeure partie de l’instruction se soit déroulée à terre, la théorie et les principes tirés des cours s’adapteront sans problème aux opérations embarquées prévues du système PUMA.

« L’instruction et l’expérience acquises dans le cadre du cours étaient uniques et spécialisées », a déclaré le matelot de première classe Meghan Heal, du détachement de la côte ouest.

« Je suis enthousiaste quant à la capacité qu’offre maintenant le système PUMA et la façon dont nous pouvons utiliser ces systèmes pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance à l’échelle locale et à l’étranger. »